05 août 2008

Piqûre de rappel.

Le MoisiBlog a déménagé !

C'est par ici
>>> que ça se passe !

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22 juillet 2008

MoisiBlog IV.

Retrouvez le MoisiBlog à cette adresse :

http://fromageplus.wordpress.com/


À bientôt !

22:37 Publié dans Crèmerie | Lien permanent | Commentaires (0)

04 juillet 2008

MoisiBlog III.

La crèmerie déménage !

12:22 Publié dans Crèmerie | Lien permanent | Commentaires (2)

27 juin 2008

Reconduite à la frontière.

L'espace informatique alloué pour mon blog a atteint la saturation, un déménagement est à prévoir. Notre département "Marketing & communication" planche sur une troisième mouture du MoisiBlog [oui, vous êtes en train de lire la deuxième, entamée en 2005]. Il s'interroge notamment sur la plateforme d'hébergement à choisir, et, au cas où nous restons chez HautEtFort, sur le nom du blog [ben oui, "fromageplus" est déjà pris...].

À suivre.

14:11 Publié dans Crèmerie | Lien permanent | Commentaires (15)

26 juin 2008

La HALDE sanctionne le jeu des sept familles.

"Devant la réalité des nouvelles parentalités, les schémas normatifs ne sont plus à l'odre du jour, ils correspondent à des représentations rétrogrades qu'il convient d'éloigner des jeunes générations". C'est par ces mots que la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE) a fait savoir que les traditionnels "jeux des sept familles" seraient bientôt en voie d'interdiction, en tout cas sous cette forme. En effet, le célèbre jeu de société met en scène des couples et des filiations obligatoirement hétérosexuels, ce qui provoque la réprobation de Louis Schweitzer, président de la HALDE. "Les familles d'aujourd'hui ne ressemblent plus à cet antique modèle ; si ce jeu devait continuer d'exister, alors il devrait prendre en compte la multimodalité de la famille moderne : couples homosexuels, concubins, familles multiculturelles, configurations polygames, etc., mais aussi couples sans descendance, adoptions, familles recomposées, et mères porteuses sont désormais la marque de notre identité sociétale, ce que nos enfants doivent intégrer dès la plus petite enfance, y compris par le biais du jeu". Les fabricants ont jusqu'à 2010 pour proposer une nouvelle édition "plus citoyenne et plus représentative de la Diversité".

15:08 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (19)

23 juin 2008

Culte de la Raison.

Lu ceci sur un blog tenu par une personne éminemment respectée dans les hautes sphères intellectuelles, politiques, judiciaires, médiatiques, sociologiques, et, dirons-nous, "républicaines" : 

"Si la laïcité se veut notamment respect des croyances, y compris celle de ne pas croire, elle est aussi l'affirmation que le laïc l'emporte sur toutes les religions. D'où le danger de nous ressortir régulièrement le pseudo-fondement chrétien de nos pays en oubliant 1789 et 1905."

Il y aurait beaucoup à dire de la première assertion, mais intéressons-nous plutôt à la deuxième :

Elle suppose à la fois :
1. que "1789" a rompu avec ledit fondement chrétien [ce qui suppose que ce fondement existe, puisqu'il a duré jusqu'à 1789],
2. et que ce dit fondement de 1300 ans n'existe pas [ou alors en chimère : "pseudo"] puisqu'il a été aboli par décret politique en 1789.

Formidable, non ?

Vive la République !



Clovis1.jpg
Ci-dessus : Étonnant "Portrait d'un inconnu", dit "L'homme à la baignoire".
Artiste anonyme. Période pré-révolutionnaire.
©Musée des arts dégénérés.

19 juin 2008

Avis de recherche.

Je me souviens encore d'une séquence humoristique des Inconnus [vers 1992] où l'on voyait une speakerine de la télévision française du futur [les années 2012, me semble-t-il] annoncer le programme télévisé de la soirée. Elle était entièrement voilée. Je me souviens très nettement qu'elle annonçait, entre autres émissions arabisantes, un épisode de la série "Aziz, le vengeur masqué". À l'époque, j'enregistrais "La télé des Inconnus" avec délectation sur cassette vidéo, c'est pourquoi ce souvenir m'est resté.

Or je n'ai jamais retrouvé ma cassette vidéo, et à ma connaissance cette séquence n'a jamais été reprise sur les rééditions officielles des Inconnus. Quelqu'un d'autre se rappelle-t-il ce sketch ? Est-il possible de l'exhumer de quelque archive poussiéreuse ? C'est que la réalité dépasse facilement la fiction, de nos jours...

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18 juin 2008

Un peu de culture.

Trèfle.jpgActualité oblige, les divers organes de l'information parlent de l'Irlande. Fidèles à leur grande érudition et à leur immeeeense sens de l'originalité, les journalistes et les illustrateurs de presse constellent leurs articles de petits trèfles, symboles du pays ; or, nombre d'entre eux sont des trèfles à quatre feuilles. Par l'effet d'une sorte de pollution publicitaire envahissante, on finit par oublier que le trèfle, par définition, ça a trois feuilles. Que voulez-vous, nous sommes submergés de clichés foireux et de détournements rabâchés >>>.

Il convient de faire une petite mise au point sur le sens du trèfle irlandais :

Lorsque saint Patrick évangélisa l'Irlande au Vème siècle, il utilisa l'image du trèfle pour éclairer le mystère de la sainte Trinité : il y a certes trois folioles distinctes, mais ensemble elles forment l'unité indivisible de la feuille. Cette figure de style à la fois simple et belle devint rapidement célèbre dans le pays, au point de faire partie de ses emblèmes fondateurs et fédérateurs.

Sans ses trois feuilles, le trèfle irlandais n'a donc plus aucun sens. Laissons aux superstitions païennes et mercantiles toutes ses autres représentations, et rendons un digne hommage à la foi chrétienne qui pétrit l'identité de ce pays depuis plus de mille cinq-cents ans, malgré l'ignorance crasse de l'information moderne.

Merci qui ?
:)

17 juin 2008

Cultures et revolvers.

Depuis les années quatre-vingt dix, on voit fleurir des pluriels aux quatre coins de la langue française. Le temps de la culture est révolu, il faut désormais compter avec celui des cultures.

Vous pensiez que votre foi était un élan vers la lumière ; sachez que vos croyances sont en réalité un obstacle aux Lumières. Il ne s'agit que de religions, vous comprenez. Et puis votre morale est caduque : sachez qu'aujourd'hui l'on a des valeurs.

Vous alliez au théâtre ou à l'opéra ; vous allez aujourd'hui dans quelque centre culturel où l'on met en scène les arts vivants. Les musées exposaient les trésors de l'art africain ou de l'art précolombien ; on s'y consacre désormais aux arts premiers.

Vous appreniez la biologie ou la géologie ; vous saurez tout sur les sciences de la vie et de la terre. L'école vous transmettait le savoir, vos enfants doivent maintenant maîtriser des savoirs.

Etc.

En matière de linguistique, la forme n'est jamais une coquetterie. Cette évolution du langage et du vocabulaire révèle deux choses bien plus profondes : 

- Premièrement, que la confusion règne. La danse, le théâtre, l'opéra, tout ça c'est la même chose, ce sont des arts scéniques. Amérique précolombienne, Afrique subsaharienne, Océanie, tout ça c'est la même soupe, ce sont de bons sauvages. On ne catégorise plus, on ne discrimine plus les domaines d'expression artistique. Il suffit de visiter le musée du Quai Branly pour s'en apercevoir : chronologie et géographie des objets exposés sont volontairement inaccessibles à la compréhension. Les outils sacrificiels mayas côtoient les masques camerounais des années 1920.
À l'heure ou les performances et autres installations mettent à mal jusqu'à la matérialité de l'œuvre d'art, il est malvenu de cloisonner les disciplines. Sans compter la charge réactionnaire que contient le théâtre. Impossible de réaliser une opération scénique transgenre impliquant la participation aléatoire du public dans l'émergence du signifiant engagé socialement dans un théâtre. Le théâtre, c'est une scène et un public, c'est déjà une discrimination.
La religion est un phénomène comme un autre. Il y a des borgnes, des ségolénistes, des cul-de-jatte, des bouddhistes, des plombiers-zingueurs, des blonds et des bruns, des chrétiens, des gauchers, des amateurs de sushis, des musulmans, des éleveurs de chevaux, des adventistes ; tout ça c'est la même chose. Tout au plus certains sont-ils plus superstitieux que d'autres. Bon, bref, il y a des religions et des gens qui croient à des trucs. Avec un peu de chance ils finiront par faire un travail sur eux-mêmes et ils s'initieront aux trésors de la Raison et de la Laïcité...

- Deuxièmement, que la culture est un mot dangereux. De "bio", de "géo", et de "logique", on puise aux racines de la langue pour utiliser avec simplicité et précision un domaine intellectuel bien identifié. Seulement voilà, les racines grecques ça sent le moisi. Donc on va vous parler des sciences-euh-de-la-vie-euh-et-de-la-terre-euh. Les sciences du vivant, les sciences sociales, les littératures, les apprentissages,... Nous sommes dans le cas de figure de "1984", où l'on se fait un devoir civilisationnel de détruire les mots, leur histoire, leur sens. En un mot, la destruction de l'intelligence.

L'intelligence, voyez-vous, a le grand défaut d'être sélective.

12 juin 2008

Brazil.

Brazil était projeté cette semaine sur un grand écran lyonnais. L'occasion idéale de revoir un film que j'aime beaucoup – c'est un euphémisme. L'occasion de me rendre compte que j'étais loin d'avoir tout vu de son contenu foisonnant ; et l'ocassion d'affermir la certitude que ce film figure incontestablement dans mon Top 5 des meilleurs films du monde, bien qu'il ait parfois un aspect carton-pâte qui le garde de la perfection plastique absolue.

Ce film est si riche qu'on pourrait sans effort en tirer une thèse de deux mille pages. On peut aborder ce film sous des angles extrêmement divers, et pourtant aucun ne dissonne d'avec un autre. En fait, chacun des "genres" dans lequel on peut classer ce film constitue à soi seul un centre possible du film. En le visionnant, on peut très bien n'y voir qu'une comédie burlesque. On peut très bien n'y voir qu'une aventure de science-fiction. On peut très bien n'y voir qu'une fable sociale. On peut très bien n'y voir qu'un drame psychanalytique au vitriol. On peut très bien n'y voir qu'un film policier. Ou bien le regarder comme une histoire d'amour tragique. Ou ne considérer en lui qu'un violent manifeste politique. Ou encore n'y voir qu'un exercice de style à part entière, avec ses expérimentations visuelles et ses divers hommages rendus aux grands chapitres de l'Histoire de l'Art [Goya, Eisenstein, Orwell, Piranèse, Bosch,...]. Ou alors une quête métaphysique du Vrai Dieu à travers la vallée de larmes qui nous tient prisonnière ici-bas. Ou une épopée chevaleresque et courtoise où un Saint-Georges pourfend un authentique Dragon pour rejoindre sa dulcinée. Que sais-je encore.

Brazil, c'est tout cela à la fois : ce sont des dizaines de degrés de narration, d'angles de vue, qui se chevauchent et s'interpénètrent, et qui jamais ne se contredisent entre eux ; au contraire, chaque intrigue tient avec toutes les autres, en une construction narrative hypercohérente, hypercomplexe, mais jamais nébuleuse. Une prouesse.

Et surtout, il faut voir et revoir ce film pour comprendre notre temps : tout y est disséqué. Tous nos ennemis y sont passés à la moulinette sans exception, toute la sottise du siècle y est exposée ; c'est une machine a exhiber le Mal dans toute son Horreur, c'est une danse macabre sur les ruines de l'humanisme, c'est l'éclat de rire suprême jeté à la face des vanités.

Brazil traque inlassablement tous les visages du démon. Voulez-vous connaître ce qu'un saint homme doit vaincre, Brazil vous en offre un plein catalogue. Le Mal, c'est la Machine et la Procédure. Le Mal, c'est la destruction systématique du véritable Verbe. Le Mal, c'est la réduction du langage en outil. Le Mal, c'est rendre l'homme étranger à lui-même en le distanciant du Verbe, donc du réel. Le Mal, c'est l'indistinction du vivant d'avec la chose. Le Mal, c'est désirer la victoire du périssable, donc de la mort. Le Mal, c'est se rendre complice de l'aliénation. Le Mal, c'est le triomphe du Contrôle par crainte de la Liberté. Le Mal, c'est la consécration du slogan pour toute intelligence. Le Mal, c'est rendre impossible la confiance. Le Mal, c'est invoquer le Vrai Dieu tout en se prosternant devant les idoles. Le Mal, c'est le brouillage des différenciations fondamentales. Le Mal, c'est l'ami qui vous torture.
Le Mal, c'est sécuriser sciemment les engrenages.

Brazil est un ardent désir du Salut. Brazil, c'est la Cité Corrompue, c'est la Prostituée Fameuse, c'est la tour de Babel, c'est Sodome et Gomohrre, c'est l'arène aux fauves où l'on précipite les Justes et les Innocents, où l'on étouffe l'Espérance sous la Communication et la Consommation. Brazil, ce sont des processions de dévôts détournés, des crucifix que l'on fait mentir dans les labyrinthes de la Ville, des messes funéraires souillées par l'ignoble. Brazil, c'est la célébration de l'écran et de la façade, c'est le règne de l'illusion consentie. Brazil c'est une cité aux murs creux dans lesquels circulent les réseaux du vide et de la merde.
Brazil, c'est une âme en quête de vérité que la foi ouvre à la résistance un matin de Noël.

Brazil.jpg


Yahweh dit : "Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la ville à cause d'eux."

11 juin 2008

À l'intérieur.

Cela fait quelques mois que je lis le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, président du fameux Tribunal pour enfants de Bobigny. Cette lecture est un excellent moyen de comprendre ce qui se passe dans la cabine de pilotage de la République Française, car M. Rosenczveig est une éminence dans les think tanks souterrains de la politique [FM & Cie]. Au long de ses billets, M. Rosenczveig développe tout le catalogue de la modernité [relativisme, métissage, multiculturalisme, sociologisme déresponsabilisant, idéologie du Dialogue, idéologie des "Bonnes Pratiques", citoyennisme, vigilance, etc.] à travers l'actualité judiciaire.

Dernièrement, c'est "l'affaire du mariage annulé" qui a alimenté ses réflexions. Son dernier article, notamment, nous apprend plusieurs choses, qui sont de véritables tours de force sémantiques.
Extrait :

"Cette histoire éclaire une fois de plus la condition faite aujourd’hui à nombre de jeunes femmes qui vivent sous influence islamique comme dans le passé d’autres ont vécu l’équivalent notamment sous la pression catholique."
Mais oui, c'est bien connu, autrefois les jeunes catholiques – modérées – se pressaient en masse chez les médecins pour se faire recoudre leur hymen en catastrophe. Les catholiques – modérés – tiraient en effet un grand honneur de la pureté de leurs femmes ou de leurs filles, et d'ailleurs ils exposaient en public les draps souillés des jeunes époux au lendemain de la nuit de noce. Et si un clan catholique – modéré – était déshonnoré, on bannissait la femme adultère [un célèbre commandement du Christ] ou on lavait son honneur dans le sang [encore un autre grand commandement du Christ]. Heureusement, la laïcité républicaine [génuflexion] est passée par là.

"Jamais nous n’aurions eu une telle polémique si en arrière-fond n’était posée la question majeure - trop longtemps escamotée depuis des décennies par l’ensemble de la classe politique, - du statut fait à nombre de jeunes filles de France du fait de la pression religieuse. Ces femmes veulent être femmes à part entière ; on le leur refuse."
Aaaaah, très bel exemple de langue de bois sociologico-communicante : les "jeunes filles de France" ! C'est fort, ça ! Vous avez vu ? On ne va pas prononcer "Islam" ou "Musulmanes", non non non non. Il ne faut pas faire peur aux gens. Les filles voilées de gré ou de force que l'on croise tous les jours dans nos chatoyantes villes sont "des jeunes-filles-de-France subissant la pression religieuse". Exactement comme les catholiques d'autrefois, d'ailleurs, que l'on voyait se promener sous des tchadors en plein Paris. Bref, il va falloir vous y faire : une jeune-fille-de-France, c'est une femme voilée. Si vous êtes vendeur de cartes postales pour touristes, oubliez les Doisneau et investissez dans les "portraits pittoresques de jeunes filles de France". Ca va faire un tabac auprès des Japonais et des Américains.
"On" leur refuse d'être des "femmes à part entière" : qui est ce "on" ? Le curé de la paroisse ? L'élu Front National du Département ? L'éducateur du quartier ? L'assistante sociale ? Le Parti Communiste qui tient la Mairie depuis quarante ans ? La police qui patrouille le soir en bas des immeubles ?
En outre, m'est avis que ce "on" a une définition de la "femme à part entière" tout autre que celle de M. Rosenczweig...

"Le risque est énorme de voir cette société régresser sur des conquêtes tenues pour majeures et, somme toute, encore fraîches."
Ben voyons, voilà des décennies que l'on nous ordonne de tolérer toutes les pratiques et toutes les cultures, de ne surtout pas stigmatiser des comportements ou des populations étrangers à nos coutumes. Et voilà les fruits de la sacro-sainte Tolérance. La Tolérance, c'est cautionner l'obscurantisme, et c'est seulement maintenant que M. Rosenczveig se réveille. Ah bon, on excise des jeunes-filles-de-France ? Ah bah ça alors ! Vite, organisons un grand Dialogue. Invitions Louis Schweitzer, Xavier Bertrand, Alain Bauer, et dialoguons.

"Nombre de nos concitoyens ont appris que des jeunes filles n’hésitent pas à se refaire confectionner un hymen pour répondre à l’attente implicite de leur futur époux. D’autres dans leurs relations avant mariage pratiquent la sodomie pour ne pas avoir  à rendre des comptes."
Oui, on sait, on a déjà connu ce cas de figure avec les catholiques ; souvenez-vous.

"Aujourd’hui, il faut venir en aide à cette multitude de jeunes filles [Ah bon, c'est une multitude ? Je croyais que c'était des cas isolés... NDF+] qui ne veulent pas rompre avec leur milieu, ni en être rejetées, mais pour autant veulent vivre la vie d’une femme moderne, notamment disposer légitimement de leur corps."
Alors il va falloir expliquer aux musulmans français que :
1. l'État va tout faire pour leur permettre d'exercer pleinement leur culte,
2. mais que l'État va tout faire pour sauver d'un sort funeste ses apostats, ce que prône ledit culte.
Bon courage et bonne chance, les mecs.



Voilà, c'est le thermomètre anal de l'air du temps [fonctionne sans piles], et c'est à lire ici >>>.

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10 juin 2008

Chroniques du Tiers-Monde.

Lu dans le Figaro de ce jour :

Une famille, qui réclamait des indemnités à l'hôpital de Bourg-en-Bresse pour la naissance d'un enfant handicapé, a vu sa demande rejetée et devra payer une amende de 1.000 euros, parce que le père de famille avait refusé la présence de médecins hommes lors de l'accouchement.

Né le 8 novembre 1998, le petit Mohammed est handicapé à 100% à la suite de complications neurologiques lors de sa naissance.

Selon la cour administrative d'appel, l'opposition du père de famille à toute présence masculine a causé le handicap de l'enfant, en empêchant de faire les examens qui "auraient permis de prévenir les graves complications neurologiques dont a été victime le jeune Mohammed".

14:31 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (33)

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !

Si les Irlandais votent NON au traité de Lisbonne, tout le processus de construction européenne se verra entravé et paralysé, on remettra en cause les tenants et aboutissants du traité, on sera obligé de prendre une autre voie pour concilier toutes les volontés.

06 juin 2008

Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.

On aimait beaucoup son univers, mais il a décidé de quitter l'aventure ; l'ami Artemus a mis fin à son blog. Viril, rigolard et intempestif, c'était une chouette bouffée d'air frais dans notre toxique air du temps. On rit toujours au souvenir de ses portraits au vitriol : ses amis radins, la consternante Marie-Ségo, Djâââck la vieille roulure, les marionnettes de l'UMP, le carnaval des Modernes, et les innombrables ribambelles de cuistres succédant aux farandoles d'imposteurs que le siècle produit à une cadence infernale.

Nous nous consolerons donc en découvrant l'existence des écrits de cette délicieuse jeune fille nommée Hussard82. Suivez les flèches, vous avez trois années de publication à rattraper >>> !

05 juin 2008

L'affaire du mariage annulé.

L'affaire du mariage annulé entre deux époux musulmans a suscité deux types de réactions.

En premier lieu, ce sont les Modernes qui se sont insurgés. Épris de libertés, ils ne peuvent concevoir une société autrement que laïque et séculière, où les individus sont émancipés, et où, naturellement, on ne saurait juger de l'intérêt que l'on porte à une personne en fonction de sa virginité. Les Modernes condamnent l'archaïsme, mais voilà qu'ils goûtent aux fruits de la Diversité des Cultures qu'ils ont appelés de leurs vœux.

En second lieu, c'est la mouvance conservatrice [appellation très large] qui s'est indignée. Davantage que les Modernes, ils ont insisté sur un autre point de la controverse : le mariage se légitime par la réciprocité de l'engagement qui le fonde. Le cas de divorce dont nous parlons n'est alors qu'une répudiation, jugée condamnable parce qu'elle n'accepte aucune dimension du pardon, et met en cause l'aspect bilatéral de l'engagement. En sus, on marchande une pureté chirurgicale contre un honneur clanique, ce que le christianisme a rendu caduc en inventant – et même en sanctifiant – le consentement des époux.

Mais dans un cas comme dans l'autre, on est unanime pour placer le nœud du mariage dans la réciproque du sentiment amoureux, et nulle part ailleurs. Je soutiens qu'ils commettent là une grande erreur dans leur simplisme. Car dès lors, pour les uns, tout est légitime du moment que l'amour est invoqué [les unions homosexuelles sont légitimes, et le divorce l'est tout autant dès lors qu'on ne s'aime plus], et pour les autres on hurle à l'hypocrisie si l'on n'est pas amoureux l'un de l'autre sous le regard de la Sainte Trinité.

C'est qu'on fait de l'amour un sentiment un peu trop niais. En devenant moderne et républicain, le mariage à l'occidentale a tranché ses amarres sacrées, c'est pourquoi on le voit dériver, incapable de trouver des réponses fermes devant des configurations sociétales inédites. Le mariage occidental s'est fondé par l'échange des consentements, non pas à s'aimer l'un l'autre en une douce et chaste romance de toute une vie, mais à se donner l'un à l'autre. Pour dire les choses plus simplement, un couple chrétien ne se marie parce qu'il s'aime, mais pour s'aimer. Parce qu'on se donne, on reçoit l'autre. On n'est pas obligé de nourrir une grande passion pour sa femme ou son mari, mais on sait qu'au cœur du véritable mariage chrétien on aura tout deux place au chapitre. Et les vertus du pardon ouvrent une porte à la pacification des foyers. La femme échappe à la lapidation, par exemple...

Bref, dans le mariage chrétien, on s'engage à abandonner une part de soi pour partager la Liberté de son conjoint ; on place l'Amour comme objectif et non comme préalable ; et cela, ni les Modernes, ni les Catho-mous, ni les Archaïques ne savent l'accepter.

17:10 Publié dans Affinage | Lien permanent | Commentaires (9)

04 juin 2008

Chrétienté.

Il n'y a pas d'amour dans le meurtre par amour, pas plus qu'il n'y a d'honneur dans le crime d'honneur.

15:54 Publié dans Crèmerie | Lien permanent | Commentaires (0)

30 mai 2008

À consommer avec modération.

Mais non mais non mais non, ça n'a rien à voir avec la religion, ce n'est pas pas du tout une motivation religieuse qui a poussé ce mari à faire annuler le mariage pour cause de non-virginité ! D'ailleurs c'est un musulman modéré, ils l'ont dit dans le journal. Donc ça n'a rien à voir avec les codes islamiques. C'est juste une histoire de tromperie sur la ...euh... personne. Tenez, moi qui suis un catholique modéré, je peux vous affirmer qu'il est hors de question que mes filles soient dépucelées avant le jour de leur mariage. D'ailleurs, chacun sait que les catholiques modérés font régulièrement usage de la chirurgie pour la reconstitution des hymens de leurs filles. Et chacun sait que dans leur grande modération, l'immense majorité des catholiques modérés expose à tous les vents le drap taché de sang des jeunes époux après la nuit de noces. On ne rigole pas avec ce genre de choses, nous sommes au XXIème siècle, bordel. Un peu de tolérance ne fait jamais de mal.

Évidemment, une telle histoire ouvre une brèche à la faveur d'autres catholiques modérés, qui voient désormais leurs coutumes avalisées par la loi. On en verra bientôt qui demanderont l'obligation de la prière du matin dans les collèges Léo-Ferré ou les lycées Jacques-Prévert, avec port de la mantille réglementaire pour les filles. On en verra encore demander aux tribunaux catholiques modérés républicains que les filles soient dispensées de piscine, voire de sport en général, ce genre de pratique pouvant choquer la pudeur et la vertu catholiques modérées de nos jeunes garçons. On en verra encore demander l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique modérée pendant les cours de Diversité et Citoyenneté.
Et on ne pourra pas leur refuser, puisque désormais la loi s'écrit à l'aune des revendications des modérés. Bon, moi je suis un catholique modéré, donc ça ne me dérange pas, je vois tout cela venir d'un œil favorable ; mais vous comprenez que si j'étais un bon vieux laïcard républicain, progressiste et démocrate, tolérant et citoyen, tout ça, moi je flipperais grave, je hurlerais au passéisme, aux pratiques rétrogrades et anti-paritaires.

Je sens qu'on va encore bien rigoler.

09:38 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (47)

28 mai 2008

"De nos jours, l'inspiration ne vient pas forcément d'en haut".

On l'avait remarqué. On ignorait toutefois qu'un tel constat était si réjouissant qu'il méritât un slogan publicitaire dans un magazine. [*]

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[*] Uvekol est un fabricant de verre industriel.

08:00 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (10)

27 mai 2008

Lettre ouverte à Mme Marie-Odile Fondeur.

Chère Madame,

J'apprends par la presse du jour l'inquiétant dessein que les autorités municipales réservent à la rue de la République, artère majeure de la vie lyonnaise où l'on circule beaucoup, où l'on flâne, où l'on se donne rendez-vous, et surtout où l'on commerce. On apprend la forte hausse des loyers, laquelle fait naturellement fuir les commerçants modestes, en vue d'y faire venir des enseignes plus prestigieuses. On apprend également que vous portez la responsabilité de cette initiative.

Vous comprendrez qu'un tel geste apparaît clairement comme un acte économique motivé par le seul profit à court terme, visant à s'attirer davantage les faveurs de grands groupes nationaux ou internationaux que de commerçants locaux de petite envergure. Vous aurez beau défendre l'envie d'une "image crédible de grande métropole", il n'empêche que vous nous offrez un spectacle particulièrement navrant.

D'une part, parce que vous travaillez au sein d'une équipe qui se dit "socialiste", vous offrez la preuve qu'en fait de socialisme à échelle municipale vous n'œuvrez qu'à l'élargissement toujours plus grand du libéralisme économique international. Plutôt que la défense du peuple métropolitain qu'on attend d'un élu de gauche, vous ouvrez une voie royale à la hausse des taxes et des loyers, à l'éviction des citoyens aux revenus modestes, à l'uniformisation marchande et monotone sous les enseignes mondialisées, et finalement vous interdisez toute mixité sociale au profit de l'installation de la bourgeoisie au cœur de la ville. Programme "populaire" et "social" s'il en est, vous en conviendrez. Les petites boutiques apprécieront.

D'autre part, parce que vous vous revendiquez des Loges Philanthropiques et des Clubs des Lumières Anonymes, vous nous voyez consternés de voir qu'en fait d'humanisme, c'est devant le pognon que vous vous agenouillez.

Cette affaire n'est pas sans nous rappeler d'autres tribulations bassement mercantiles qu'on a pu voir récemment au centre-ville de Lyon. Je pense à des petits cinémas de la "rue de la Ré" – rentables – qu'on abandonne au profit de grandes surfaces standardisées alimentées par la main d'œuvre du Tiers-Monde – encore plus rentables ! – ; je pense aux intentions délibérément calomnieuses de marchands de pop-corn à cravates roses à l'égard des authentiques amoureux de l'art que sont les responsables du Comœdia ; je pense à la désastreuse gestion de la rue Grolée – opération financière digne d'un patron-voyou menée de main de maître par une Gauche au pouvoir [toutes mes félicitations pour votre sens de l'intérêt public à long terme] ; bref, je pense que votre bonne conscience de socialiste-humaniste ne diffère pas d'un iota de celle des marchands de tapis en quête de fric, de fric, et encore de fric.

Pour être tout à fait franc, je ne suis pas bien sûr d'être tout à fait navré ni tout à fait consterné, car tout ceci est au final assez prévisible de la part d'une mouvance politico-intellectuelle viscéralement matérialiste, et qui ne sait alimenter la Solidarité [le nouveau nom du Trésor Public] qu'en saignant les autres. À longueur de journée on nous bassine de discours sur la Diversité, sur la Mixité, sur la Citoyenneté, sur la Gentillesse de la Gauche qui doit triompher de la Méchanceté de la Droite ; et tout ce que vous nous offrez, c'est le mépris des petites gens.


Citoyennement vôtre,


F+

16:59 Publié dans Crèmerie | Lien permanent | Commentaires (3)

Kwal – Là où j'habite.

Bon, il faut bien comprendre que cette chanson [ou est-ce un slam ?] n'est pas un gag ; de toute évidence, l'interprète est convaincu de ce qu'il raconte. Enfin, j'espère. Parce que là, on tient un sacré phénomène. Tout y est, vous n'échapperez à rien.



Un volontaire pour porter plainte pour "crime contre le multiculturalisme" ? C'est que le si merveilleux vivre-ensemble multiethnique et multiculturel que nous chante ce fin lettré a franchement l'air de vouloir se passer de "gaulois", et pour des motifs quelque peu, euh... diffamatoires.

Hé Kwal, tu sais ce que ça veut dire "diffamatoire" ? Si je te diffamais, tu prendrais ça pour du racisme. Amusant, non ?

01:19 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (6)