26 avril 2006
Frère des ours.
Tout est dans le titre : "L'ours: un test des capacités de l'homme à cohabiter avec autrui". C'est un article du jour, publié dans MSN-Actualités, la page web d'info-pub la plus inutile, la plus vaine, et la plus laide de toute l'histoire du net. Comme vous l'aurez peut-être deviné, l'article en question traite de la présence des ours dans les Pyrénées, un sujet qui provoque régulièrement la polémique.
Parmi les innombrables gens qui ont des opinions, une petite partie seulement se voit décerner la chance de pouvoir les exprimer dans les réseaux de grande écoute. Pour rendre crédibles les propos des personnes qui s'expriment autant que les media qui les publient, on appose un titre socio-professionnel devant lesdits propos. C'est ainsi que des milliers de gugusses sont pris au sérieux tous les jours. Ils sont "sociologues", "ministres", "spécialistes", "professeurs", "gens de terrain", "sondeurs", "associatifs", "collectifs", "syndicalistes", "journalistes d'investigation", "directeurs de recherches", "auteurs", "chanteurs connus",...
Aujourd'hui dans MSN-Actualités, on a convoqué un tas de gens pour leur demander leur opinion, et, pour donner de l'allure à leur brouhaha, on l'a fait passer pour un florilège d'intelligence philosophique en plein bouillonnement. On a fait venir un "directeur du centre de recherches et d'études sur le développement durable, philosophe de formation, co-rédacteur de la Charte de l'Environnement", un "biologiste, botaniste et zoologue", un "écrivain et philosophe qui a souvent côtoyé les ours du Kamtchatka dans l'extrême-est sibérien", un "naturaliste, fondateur de la chaire d'écologie de l'Université de Paris-VII Jussieu en 1970", et un "directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot pour l'environnement". Tous ces gens, grâce aux titres devant lequels ils figurent, possèdent l'autorité morale d'être écoutés, acquiescés, crédités, suivis, et applaudis, quels que soient leur propos car "ils s'y connaissent, ils sont spécialistes [c'est marqué dessus], ils ont vachement réfléchi à la question, et c'est même leur métier".
De cette bande de débiles [il faut bien appeler un chat un chat], on a tiré un formidable tas de monstruosités ignares et heureuses. Le point de départ du brainstorming [à ce stade, c'est du "storming" tout court] est le suivant :
La nature c'est bien, l'homme c'est pas bien. Les ours, c'est bien, à l'homme d'en prendre de la graine.
Venons-en donc aux déclarations de notre [think-?]tank de choc, dont le journaliste est [comme tous les journalistes] partie prenante :
L'arrivée d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises ravive un débat plus philosophique qu'écologique sur la capacité de l'homme à cohabiter avec la nature sauvage, estiment philosophes et naturalistes. "L'enjeu est tout à fait symbolique de la capacité de nos sociétés à cohabiter avec d'autres espèces. L'humanité ne peut-elle exister qu'à partir du moment où elle réduit toute autre forme de vie ?", s'interroge ainsi Dominique Bourg, directeur du Centre de recherches et d'études sur le développement durable à l'Université de Troyes.
> L'homme n'est certes pas obligé de "réduire toute autre forme de vie", mais il n'est pas non plus obligé de "cohabiter" avec la nature sauvage. Monsieur Bourg est peut-être un spécialiste en la matière, mais en ce cas, pourquoi ne sait-il pas que l'homme n'entretient que des conflits avec l'état sauvage ? C'est même sa nature fondamentale. Pour nourrir ses milliers de congénères sur tous les continents, pour habiter tous les climats de la terre, pour se protéger des parasites, des maladies et de la fatalité, l'homme a besoin d'aménager son espace et de soumettre sa nourriture à la domestication, plantes ou animaux. L'homme ne peut cohabiter avec les fourmis, les ours, les serpents, les scorpions, les loups, le lierre, le liseron, la mérule, les coquelicots, les rouges-gorges, les vers de terre ou les mirabelles. Il n'y a de paix entre l'homme et la nature que dans la soumission. Au mieux, il y a une collaboration intelligente, telle qu'elle a toujours existé dans les sociétés d'avant l'âge Moderne, où l'économie de proximité dictait des géographies et des cultures extrêmement rentables [où rien ne se gaspillait, où la nature trouvait très largement son compte de "biodiversité" dans des bocages entretenus par l'homme, où l'on faisait voisiner des cultures symbiotiques pour lutter contre les épidémies, et où les vers de terre plutôt que la chimie fertilisaient les champs]. Bref, notre "spécialiste" rêve d'un monde ou l'état sauvage et la civilisation vivraient main dans la main. Soyons sérieux, il s'agit d'une délirante chimère. Faisons vivre Rome et les Barbares dans la même enceinte. Le loup et l'agneau colocataires. En fait de "spécialiste", Monsieur Bourg est un enfant attardé dans le monde des contes de fées.
"Sans nier les difficultés, réelles, que pose la présence de l'ours dans une région pastorale comme les Pyrénées, celles-ci sont attachées au fait que nous avons atteint un degré d'artificialisation et d'extension de l'espèce humaine devenu extrême, contradictoire avec la perpétuation de la vie sauvage" ajoute-t-il.
> La difficulté réelle que Monsieur Bourg pointe du doigt est sa propre contradiction : comment voudrait-il faire cohabiter des ours et des bergers dans les mêmes montagnes sans avoir préalablement assuré aux ours un territoire suffisament large pour leur épargner une confrontation inévitable avec la civilisation ? Et inversement : que reste-t-il aux éleveurs pour faire paître leurs troupeaux sans aller jusqu'à empiéter sur une terre "sauvage", donc dangereuse ? C'est mettre la charrue avant les bœufs. Imposer des ours sans avoir rétrocédé des terres à leur intention, c'est provoquer intentionnellement l'inévitable conflit entre l'homme et la bête sauvage, dont le spécialiste nous assure qu' "il peut exister". Réintroduire des ours n'est pas un acte de générosité envers Dame Nature, c'est un attentat politique et philosophique délibéré contre une civilisation détestée, dont on espère qu'elle cèdera face au chantage "écologique".
Ecrivain et philosophe, auteur d'un pamphlet au titre misanthrope – "L'Humanité disparaîtra : bon débarras !" (Arthaud) – qui a souvent côtoyé les ours du Kamtchatka dans l'extrême-est sibérien, [Yves Paccalet] appelle à "trouver un modus vivendi avec la beauté du monde".
> Décidément, Peter Pan a envahi le monde. Je suis sûr que Monsieur Paccalet collectionne les posters de queues de baleines, de guépards attendris, de phoques mimis comme tout, de toucans en 3800 dpi, de mustangs au galop la crinère au vent, et d'aigles royaux aux ailes déployées dans le somptueux ciel de l'Arizona quand ils regardent passer les Hell's Angels. Les éleveurs de moutons trouveront-ils un modus vivendi avec la "beauté du monde" quand leurs bêtes se feront déchiqueter au petit matin ? La "beauté du monde" est bien gentille, Monsieur Paccalet, mais en ce qui me concerne, j'y inclus la Place du Capitole, Saint-Philibert de Tournus, la Plaza Mayor de Salamaque, les avenues haussmaniennes, Notre-Dame d'Amiens, le Panthéon de Rome, la ville de Pienza, Stonehenge, le Parthénon, les stations spatiales internationales ou le Macchu Picchu. En réalité, Monsieur Paccalet cultive la haine du genre humain, et nous attendons le jour où il aura le courage de nous montrer l'exemple qui nous fera penser avec soulagement "bon débarras". Mais il faut de la mesure en chaque chose, et aimer ses ennemis. L'éradication de l'un ou l'autre des adversaires écologiques sera de toute façon une monstruosité sans nom.
"En Slovénie, en Sibérie, les conflits avec l'ours existent aussi. Comme ailleurs avec les tigres ou les éléphants. Mais pourquoi serait-ce bien ailleurs et mauvais chez nous? Certes, l'ours est potentiellement dangereux, mais l'animal qui tue le plus en France reste la voiture", lance-t-il.
> Hein ? Pardon ? Ailleurs la confrontation est "bien" ? Et elle est "mauvaise" ici ? C'est bien connu, quand on se déteste soi-même, c'est toujours mieux quand c'est ailleurs et quand c'est autrui. Bref, tout cela transpire de rigueur scientifique et de modération idéologique, vous l'aurez remarqué. Monsieur Paccalet aurait suivi des cours dans une université bolchévique que ça ne m'étonnerait pas.
Le naturaliste Jean-Pierre Raffin, fondateur de la chaire d'écologie de l'Université de Paris-VII Jussieu en 1970, se demande si "notre civilisation est capable de cohabiter avec d'autres espèces qu'elle-même".
> Heu, je ne sais pas... Les cochons d'Inde ? les chats ? les chiens ? les poissons rouges ? les géraniums ? les socialistes ? Décidément, ce rêve de "cohabitation" les obsède tous ! Ils attendent quoi ? La descente sur terre de la Jérusalem céleste dans les clameurs enthousiastes des Témoins de Jéhovah ? Ils planent complètement, les mecs. Et d'en rajouter une couche sur la méchanceté des humains envers tout ce qui n'est pas humain. Tolérance, mon amour, tu es partout !
"Culturellement, on a perdu l'habitude de vivre avec les contraintes des prédateurs et il faudra une ou deux générations à la population pour réapprendre".
> Cool, nous irons bientôt chasser l'auroch en famille le dimanche matin ! Ah, chic, nous vivrons le grand frisson de l'invasion des criquets sur nos champs ! Oh, je me félicite déjà des rondes que nous ferons la nuit pour nous assurer que les meutes de loups sont parties plus au nord, dans les Terres Sacrées des élans que traversera la tribu de Hârgh-le-Touffu lors de la Grande Chasse rituelle que préconise le Sorcier de notre grotte pour apaiser la déesse-mère aux seins généreux ! Trop géant l'attaque des ours la nuit dernière, on a juste perdu quelques membres de la famille, mais nous avons à manger pour quinze jours ! Génial !
"Ici, déplore-t-il, les bergers ont transformé leurs chiens de garde en compagnons anthropisés. Et puis, refusant l'ours par principe, ils refusent aussi les mesures techniques de gardiennage".
> D'accord, rendons aux chiens leur état de loup, et envahissons la campagne de moutons surveillés par caméra satellite, collier GPS, barbelés électrifiés, robots-bergers sur pile photovoltaïque recyclable, puce électronique de contrôle continu sous la peau, traçage des animaux trop dangereux par infrarouge et envoi en prison des bêtes récidivistes. L'écologie de demain sera merveilleuse ! Les beautés de la nature, moi ça me fait triper grave !
"Leur rejet de l'ours reflète leur mal-être", estime-t-il, de concert avec Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot pour l'environnement.
> La psychanalyse au secours de l'idéologie écologiste ! On aura tout vu... La Science éclairant le Monde... Les ours sont-ils solidaires de la cause du Parti ? L'écosystème traditionnel est-il bourgeois ?
"Les opposants à l'ours traduisent le désarroi d'une région qui voit l'ensemble de la société se mêler de la gestion de son territoire et d'élus qui n'ont rien à proposer pour faire vivre leur montagne", regrette-t-il.
> "Toi aussi, fais vivre TA montagne !" Le slogan officiel du Parti des Ours ! Ou alors :
"Voter ours, c'est choisir son avenir."
"Et vous, êtes-vous un ours citoyen ?"
"Oursez-vous la vie !"
"Get beared !"
"Les Pyrénéens qui acceptent l'ours sont conscients que l'animal appartient à leur culture et qu'ils ont une responsabilité à assumer : l'ours est le symbole de la conciliation entre le sauvage et la présence de l'homme", croit-il. "Revient-il à une société de décider de la présence ou non du vivant à ses côtés?"
> Alors comme ça, l'ours est un symbole de conciliation entre l'homme et l'état sauvage ? Une arche d'Alliance ? Un demi-dieu venu conclure la Pax Ursina ? Un animal sacré ? Le Grand Esprit de la forêt ? On nage en plein délire amish ! Que dis-je ? En plein délire Chasse Pêche Néolithique et Tradition ! On se croirait chez Naturisme & Découverte, entre un piège à rêve apache (fonctionne sans pile) et le rayon des disques de chants de caribous remixés par Stéphane Pompougnac. C'est "scientifique", tout ça ?
Je vous épargnerai le grand débat "éthique" sur le droit du vivant à côtoyer ses congénères, digne d'une controverse à Valladolid. Les Ours ont-ils une âme ? Les paramécies sont-elles douées de raison ? Un perroquet peut-il épouser une tulipe ? Pour ou contre la polygamie canine ? L'avortement des phoques est-il passible de la peine de mort ?
Je suis abasourdi de tant de monstruosité idéologique, et encore plus de constater qu'elle est prise au sérieux...!
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Trackbacks
Le loup, l'ours, les pacifistes et les ecolos
Au temps de la guerre froide il y avait de grands mouvements pacifistes du style desarmement unilatéral ( eh oui! on se demande jusqu'où l"illumination" peut aller...) François Mitterand qui était tout sauf idiot a dit : Les Pacifistes sont ...
Trackback par : zorglub | 27 avril 2006
Ours ou pas ours.
Dans la polémique qui opposent les partisans de l’ours et les bergers, les arguments rationnels des uns et des autres ne font guère avancer le débat. Mes origines paysannes m’autorisent à mettre l’accent sur un des fondements de cette opposition.
Trackback par : LE CRI de l'ECHALOTE | 04 mai 2006
Commentaires
"Culturellement, on a perdu l'habitude de vivre avec les contraintes des prédateurs et il faudra une ou deux générations à la population pour réapprendre"
Les victimes des racailles ont mis moins de temps pour apprendre.
Ecrit par : Artemus | 26 avril 2006
C'est bien connu : l'ours est un être humain comme les autres, et la voiture est un animal tueur.
Ecrit par : Polyphème | 26 avril 2006
"Les retrouvailles des hommes et des ours dans les Pyrénées doivent être un acte d'amour, hier cela a été un viol" dixit l'ex-gréviste de la faim Jean Lassalle.
Je ne sais pas vous cher F +, mais je me taperais bien la mère de Bouba !
Ecrit par : Artemus | 26 avril 2006
je suis pour la réintroduction du rat dans le quartier des halles et que pense que l'ONU devrait sans délai se saisir de l'écogenocide (n'ayons pas peur des mots) du moustique chicounchose . Ya pas de raison na!
Plus sérieusement, réintroduire un fauve dans un milieu d'agriculture et d'élevage, contre l'avis des habitants et au nom d'une idéologie contestable et contestée, ça va nécessairement échouer. Sauf que la prochaine fois, personne n'ira dire aux gendarmes qu'il a abattu l'ours pour se défendre.
Ecrit par : Blogbrailleur | 27 avril 2006
En parlant de "monstruosité idéologique", je note ça, de la main de l'auteur de ce blog je suppose (c'est pas clair, au niveau présentation) :
"Réintroduire des ours n'est pas un acte de générosité envers Dame Nature, c'est un attentat politique et philosophique délibéré contre une civilisation détestée, dont on espère qu'elle cèdera face au chantage "écologique".
Seriez-vous aussi obsédé par ces écolos prétendument "ultras" qui ne penseraient qu'à imposer leur "dictature", alliés aux "fonctionnaires-technocrates-qui-comprennent-rien", comme nombre de nos élus locaux pyrénéens du PS à l'UDF et de l'Ariège aux Pyrénées Atlantiques ?
Je le crains.
Les réflexions de types comme Paccalet, même si je ne les partagent pas toutes, me semblent stimulantes à entendre.
Il n'est pas du genre à imposer son point de vue. Je note juste qu'une majorité de gens, y compris dans les Pyrénées, sont désormais favorables au retour de l'ours. Les vrais "ultras" sont ces archéo-Pyrénéens qui ne l'acceptent pas et entendent rester maîtres "chez eux", y compris par la violence, au mépris de la démocratie et du débat.
On ne peut débattre avec ceux qu'on traite de "débiles"...
Ecrit par : le platane | 27 avril 2006
Cher Platane,
Je ne suis pas "obsédé" par les écolos ultras : je les trouve idiots, et, parce qu'on leur accorde du crédit, dangereux. Mon argumentation me semble très claire : le problème de ces gens-là, c'est qu'ils aiment davantage les pâquerettes et les nounours que la politique intelligente. Avant d'introduire des ours, il faut mener une politique territoriale sérieuse, à très long terme, visant à un réaménagement global des zones d'occupation humaine dans les montagnes. Cela passe par des questions d'urbanisme, de planification territoriale, de réflexion économique,... , et pas seulement par l'espoir haineux que l'ours fera reculer l'homme --cette perfide engeance n'est-ce pas-- par la force et le chantage idéologique.
Je ne suis pas "contre" les ours. Je suis pour un partage raisonné du territoire. L'ours et la civilisation NE PEUVENT PAS cohabiter, comme l'affirment ces andouilles [je maintiens]. L'ours vivra heureux si on lui fiche une paix royale dans les kilomètres carrés qu'on lui aura réservé. Les éleveurs de moutons auront des troupeaux sains et saufs si les ours ont de quoi être heureux dans leur propre territoire.
Non ?
Ecrit par : fromageplus | 27 avril 2006
Je viens d'entendre à la radio que le député Lassalle (celui de la grève de la faim) vient, au sortir de l'hôpital, de se déclarer favorable à la réintroduction de l'Ours.
La messe est dite. Une autre grève bientôt ?
Ecrit par : Blogbrailleur | 27 avril 2006
Il y a d'un côté celui qui risque son troupeau et même sa vie : "L'archeo-pyrénéen" et de l'autre le penseur qui ne risque rien s'il se trompe.
Je ne voudrais pas être celui qui tombera, au printemps sur Maman ours et son petit.
Ecrit par : zorglub | 27 avril 2006
Aux bobos favorables à l'introduction de l'ours slovène (pourquoi slovène? encore un autre débat), je leur propose l'introduction de l'ours en Ile de France pour voir s'il parviendrait à s'adapter au milieu urbain.
Et aussi l'introduction des crocodiles en Mediterranée sur la Côte d'Azur par exemple. Comme ça pour voir.
Ecrit par : Cadichon | 27 avril 2006
Très bon état des lieux Fromageplus...
Ce qui est amusant c'est de voir les écolos se gargariser sur l'Ours qui revient, sur cette Nature relâchée dans la nature...
Seulement, cet ours n'a plus rien à voir avec la nature, il suffit pour s'en rendre compte de voir l'énorme collier GPS que le charmant plantigrade se coltine. Cet ours, c'est un peu la Nature mort-vivante...
Et toujours ce rêve taré d'Harmonie, qui transparaît à travers les propos que vous rapportez, Fromageplus: l'Harmonie à tout prix entre les hommes et entre les hommes et la nature, et tant pis s'il faut pour cela écraser quelques réticents, encrottés, bien sûr, dans leur égoïsme et leur courte vue...
Comme le dit Zorglub, la réalité ne tardera peut-être pas à réapparaître - assez brutalement comme elle en a l'habitude depuis quelques années - sous la forme d'un coup de patte dans la figure d'un malchanceux, coup de patte quant à lui très naturel...
Ecrit par : minas | 29 avril 2006
http://badgas.co.uk/griffnut/giant_lemon_party.jpg
On parle de la réintroduction des bears dans le Marais.
L.
Ecrit par : Lorenzo | 29 avril 2006
Ouarf ! Dites F +, le mec à droite debout qui boit une bière, c'est vous !?
Ecrit par : Artemus | 29 avril 2006
En général, quand c'est vraiment pour boire une bière, ce n'est pas à la piscine que je vais. Et quand c'est vraiment à la piscine que je vais, c'est pour nager. Manifestement, ce n'est pas le raisonnement de tout le monde.
Ecrit par : fromageplus | 02 mai 2006
Militons pour la réintroduction du Rat d'Egout à Paris.
Première étape, la propagande :
http://ratdeg.blogspot.com
Ecrit par : Roux Libre | 22 mai 2006
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