30 janvier 2007

Insurrection impopulaire.

Faut-il brûler les écoles de journalisme ? La tentation est grande quand on constate l'ampleur de leur nocivité et leur degré de soumission systématique au mensonge d'intérêt gouvernemental.
Prenons un exemple concret :
La presse française ne fait pas grand cas des émeutes espagnoles, opposant les gangs criminels des "Latin Kings" aux habitants du quartier madrilène de Alcorcon. Nous vous commentons la dépêche trouvée ce jour sur le fil d'actualité de Yahoo.

Second week-end d'émeutes dans une banlieue de Madrid
ALCORCON, Espagne (Reuters)
Pour le second week-end consécutif, de jeunes espagnols se sont livrés à des déprédations dans une banlieue de Madrid, jetant des pierres aux policiers et aux journalistes qu'ils accusent de les avoir traités de racistes.


Les faits :
Depuis quelques temps, des gangs latino-américains s'installent dans le quartier de Alcorcon et y font régner la terreur. Excédée par cette mafia criminelle [un innocent poignardé la semaine dernière], la population [en majorité les jeunes] a décidé de ne plus se laisser faire et de faire justice elle-même, le Gouvernement étant non seulement infoutu de les punir pour assurer la paix et la sécurité, mais carrément disposé à les enregistrer comme association culturelle [!!!].
Face à ces émeutes spontanées, le Gouvernement n'a pas apprécié qu'on passe outre son sens tout particulier de la justice et, plutôt que de se pencher sur la colère légitime du peuple, a envoyé la Police pour mater l'insurrection.

Il est nécessaire de faire cette précision, car s'il faut s'en référer à l'agence Reuters, on a l'impression d'avoir affaire à des racailles haineuses pleines de violence gratuite contre le mobilier urbain, la Police, et les media qu'on ne peut raisonnablement pas soupçonner un instant d'avoir mal pensé. Dès le premier paragraphe, le journaliste invite implicitement à se méfier des motivations des émeutiers.
 

 


Dimanche dernier, des heurts ont opposé un millier de jeunes Espagnols d'Alcorcon, une cité dortoir proche de la capitale, à des bandes de Latino-Américains auxquelles ils imputaient un homicide à l'arme blanche survenu la nuit précédente.

 



De fait, les Latin Kings ont assassiné quelqu'un. Ce n'est pas une accusation populaire imbécile, c'est un fait. En reportant sur un peuple peu recommandable l'objet de l'accusation [le peuple ose critiquer le discours journalistique et caillasser les flics sans user du motif chômagico-discriminativo-social], le journaliste prend un parti très clair : celui d'accuser le peuple d'être bête et méchant.

La police anti-émeutes était en état d'alerte samedi en raison de la circulation, cette semaine parmi les jeunes, de SMS appelant à une nouvelle démonstration de force contre les bandes latino-américaines.

Admirez le choix des termes : les espagnols viennent faire une "démonstration de force". Si ça ne rime pas avec "provocation gratuite", ça, madame, alors je ne sais pas ce que c'est.

Des centaines de jeunes - en moins grand nombre toutefois que la semaine dernière - ont provoqué les policiers et ont renversé des poubelles et même une voiture, selon le journal El Pais, qui cite des sources policières.
Mais à la suite de la forte couverture médiatique des événements de dimanche dernier, avec la publication dans certains journaux d'articles taxant les jeunes de racisme, des adolescents au visage dissimulé brandissaient des banderoles proclamant "non au racisme" et "manipulation par la presse".

D'ailleurs, leur peu de courage les fait agir à visage couvert. Bouh, quel lamentable troupeau d'imbéciles. Ils ont même renversé une voiture !!! Chez nous, en France, cela n'arrive jamais. Quand cela arrive, le motif chômagico-discriminativo-social excuse d'emblée le comportement. Là, le cas espagnol est inacceptable : il n'est pas motivé par les lois de l'idéologie prolétarienne [injustice sociale, exploitation ultralibérale, exclusion,...].

Certains jeunes ont assuré que leur manifestation n'était pas par essence raciste, mais l'un d'entre eux a déclaré: "nous en avons assez de certaines des choses que font les Latino-Américains", rapporte le journal
El Mundo sur son site internet.


Une minorité seulement assure qu'elle n'agit pas par racisme ! On peut se permettre de supposer ce que pense la majorité silencieuse... D'ailleurs, ils ne précisent pas ces "choses" que feraient les Latin Kings, c'est dire si leurs motivations sont douteuses. Si elles ne sont pas d'essence "sociales", c'est sans doute du racisme.

Et nous n'entendrons pas un mot sur les agissements de la véritable racaille.

Moralité, qu'il le veuille ou non, le peuple est raciste. Qu'il s'en défende, il l'est davantage.
Les journalistes sont complètement obsédés par leur paranoïa antiraciste. Mais pourquoi veulent-ils voir du racisme partout, ces trous du cul ? Sorti des idéologies racistes et des idéologies prolétariennes, le monde échappe à leur raisonnement...

Commentaires

ce n'est pas très étonnant lorsque l'on ne voit aucun journaliste bondir quand un quelconque gauchiste à la con lui dit qu'il faut "proposer un modèle de société" aux gens.
Et le "modèle" qu'ils veulent instaurer, c'est celui de la crasse et de la connerie

Ecrit par : wilo | 30 janvier 2007

Brûler les écoles de journalisme ?
Avec les journalistes à l'intérieur, je suppose !
Et vous avancez sous pseudo, à visage dissimulé !!!
Vous êtes un vil raciste, monsieur F+...

Ecrit par : paratext | 30 janvier 2007

Je mange aussi les petits enfants. MouaahahahahahAHAHAHAHAHAHAHAH ! [fit-il d'un rire sardonique qui ficherait la chair de poule à un escadron de catcheurs survitaminés.]

Ecrit par : fromageplus | 30 janvier 2007

Le racisme est l'unique explication de la marche du monde contemporaine ; nul événement ne se produit s'il n'est motivé par le racisme - ou, bien sûr, par l'anti-racisme, ce qui revient au même.
Hegel aurait dit que le racisme est la "vérité" de notre temps.

Ecrit par : Gai Lulu | 30 janvier 2007

cf. le texte de Renaud Camus "Le communisme du XXIe siècle" :
http://www.in-nocence.org/pages/parti/editoriaux/edit_42_main.html

J'ai d'ailleurs entendu dire qu'il devait être bientôt édité.

Ecrit par : paratext | 31 janvier 2007

Ce n'est pas le racisme le mal du temps, ou la vérité du temps, mais justement son erection en apostolat par toutes les pensées contemporaines, stop, cassez vos races bandes de métèques !
Le manichéisme n'est pas moderne.

Merci cependant à F+ pour ses éclairages originaux.

Ecrit par : aïoli | 31 janvier 2007

Le racisme c'est le mal et la gauche, qui représente le Bien, ne peut se référer qu'à ce qui est mal pour exister et donner un sens à ce qu'elle est pourtant incapable de définir.

Ecrit par : Ash | 02 février 2007

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