22 août 2007
République Théocratique Française.
Bien qu'il se définisse ainsi, l'Idéal Républicain français de l'an 2000 n'est absolument pas la république laïque. Son modèle n'est plus du tout celui de "la séparation de l'Église et de l'État". Désormais la République Française, peut-être pour mieux ressembler à ses amis du Tiers-Monde, est devenue une théocratie.
Désormais, il incombe à l'État, et seulement à l'État, de se prononcer sur ce qui est Bien et ce qui est Mal, c'est à dire de définir le champ de la moralité et de la foi. Il existe ainsi une véritable religion républicaine, avec son culte, ses prêtres, son tribunal, ses saints et ses martyrs, etc. Naturellement, c'est une religion d'amour, et elle est universelle. Issue d'une dissidence rationaliste du christianisme, elle lui ressemble autant qu'elle s'y oppose, comme deux images inversées de part et d'autre du miroir. Mais elles sont sœurs ennemies, et la religion républicaine s'ingénie chaque jour davantage à ressembler à son modèle pour masquer ses funestes desseins sous une couverture d'impeccable probité.
La République Française possède son texte révélé, son Décalogue fondateur : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Le fait que cette Déclaration soit à la fois française ET universelle positionne d'emblée la France comme une sorte de Peuple Élu dont le rayonnement sur les nations doit être un devoir sacré. Autrefois la France était "fille aînée de l'Église", désormais son aura divine porte le nom de "Pays des Droits de l'Homme". Avant le Décalogue, c'était la corruption et l'obscurité. Avant les Droits de l'Homme, il n'y avait que le néant. Depuis 1789, le monde reçoit enfin la lumière [ou plutôt les Lumières] de la bonne nouvelle. Assise sur cette légitimité absolument sacrée et inviolable, la Religion Républicaine [RR] organise le service du culte.
La RR possède son catéchisme. A l'instar des curés d'antan qui enseignaient une morale moisie, les écoles de la RR veillent aujourd'hui à bien enseigner aux enfants la connaissance du Bien et du Mal. Dans le camp du Bien, on place les vertus théologales : Tolérance, Vigilance, Citoyenneté, Progrès, Solidarité, Diversité. Dans le camp du Mal, on place les vices funestes : Racisme, Intolérance, Inégalités, Discrimination.
Évidemment, il convient de faire triompher le Bien et de dénoncer le Mal. Comme il s'agit d'une théocratie, le Tribunal de la RR ne sert pas seulement au jugement des affaires civiles. Il sert aussi au jugement des affaires morales, puisqu'il tranche ce qui est licite de ce qui est illicite, tous objets confondus. C'est la raison pour laquelle on punit sévèrement les Intolérants et les Racistes qui refusent d'embaucher des Noirs dans les salons de coiffure, ou qui refusent d'embaucher des musulmans dans une fabrique de saucisson ou de rillettes. Il ne convient pas de juger d'un crime de fait, comme une agression, un meurtre, ou vol, mais d'un crime moral, c'est à dire une pensée habitée par le Mal. Le Tribunal de la RR est aussi une Inquisition : il est tout à fait en droit de demander des comptes à n'importe qui sur la conduite de leur moralité. Quiconque n'a pas clamé en place publique son antiracisme est soupçonné de déviance morale. Quiconque ne s'est pas flagellé en public pendant les processions électorales de la Passion Antifasciste est soupçonné de servir le camp du Mal. Quiconque ne s'est pas indigné du sort des clandestins risque de se voir convoqué en haut lieu, par exemple par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité [HALDE], l'administration suprême de l'Inquisition.
Comme il n'est pas de théocratie honorable sans contrôle actif de la vie privée, les tribunaux de la RR font tout pour veiller à la bonne moralité de leurs ouailles, y compris des plus jeunes. L'émancipation sexuelle est bien entendu un impératif, la couleur de peau de ses partenaires sexuels en est un autre. Les tribunaux gardent un œil sur les trombinoscopes multiculturels des chaînes de TV. Les individus ne sont libres que dans la mesure où ils satisfont aux commandements de Vigilance et de Diversité. Le code civil et la morale ne font qu'un.
Vous noterez au passage l'importance que revêt le fait d'être français ou non. Avoir des papiers français est l'assurance d'une dignité, l'assurance d'avoir gagné sa place au paradis. Je vous rappelle que la France est une terre sacrée car elle est la terre d'élection des Droits de l'Homme : refuser d'accorder des papiers français, c'est comme refuser de se pencher sur ses petits frères pécheurs pour leur accorder le pardon, c'est leur refuser la grâce, c'est comme leur refuser la pleine communion avec l'Église de la RR. Devenir français est d'ailleurs un si grand sacrement qu'il fait l'objet d'une cérémonie du Baptême Républicain, destinée à faire entrer l'impie dans la communauté des croyants. Celui-ci choisit alors publiquement de refuser la souillure pour épouser le Bien. La fusion du fait civil et du fait religieux est de plus en plus complète, si bien qu'on ne sait plus lequel des deux à engendré l'autre.
La RR possède ses dogmes. En premier lieu, le dogme de l'Immaculée Conception est désormais acquis pour les théologien de la RR orthodoxe. Il ne s'agit pas de la Vierge Marie, puisque la RR est un détournement du christianisme, mais du Socialisme. Il faut bien comprendre que le socialisme est un des véhicules du progressisme, donc une force divine. Les tribunaux de la RR sont d'une sévérité implacable pour condamner les forces de l'anti-progressisme, donc du Mal [Pinochet, Franco, l'Ancien Régime,...] mais sont d'une clémence miséricordieuse et magnanime à l'égard des forces progressistes passées ou présentes parce qu'elles sont dans le camp du Bien. Les régimes de Fidel Castro, des Khmers rouges ou de Staline n'ont jamais fait l'objet d'une condamnation par les tribunaux de la RR, par exemple, parce qu'ils s'affichent sous la bannière immaculée de la Vigilance, de la Citoyenneté, du Progrès, et de la lutte contre l'Inégalité.
Il existe tout de même une exception, puisque le Parti National-Socialiste a profondément trahi la cause du Bien, au point de s'identifier au Mal Absolu.
D'ailleurs, un autre dogme important de la RR est celui de la Shoah. Quiconque ose remettre en cause le moindre détail de la Shoah s'est ouvertement dévoilé comme un suppôt du Mal. Le dogme est absolument intouchable, le dossier est définitivement clos, l'affaire est bouclée pour de bon. Et, évidemment, les tribunaux de la RR mettent tout en œuvre pour répondre à la vertu de Vigilance et envoyer en prison ceux qui affirment effrontément qu'il serait bon de pouvoir poursuivre l'étude de la Shoah librement. La chasse aux hérétiques est ouverte.
Le dogme de l'Autre est également un pilier de la RR. L'Autre, parce qu'il est le petit, le faible, le discriminé, le minoritaire, est la voie du salut. En se penchant sur sa condition, on travaille certainement pour le Bien puisqu'il participe à l'œuvre de rédemption qui nous appelle à la sainteté. L'Autre est appelé à devenir bon, autant qu'à nous faire devenir bon en l'amour de notre prochain. Toutefois, si les tribunaux de la RR sont bienveillants avec cet Autre là, ils encouragent volontiers un certain mépris quand l'Autre est un riche ou un puissant [exemple typique : les américains]. Car les riches et les puissants n'ont pas accès au Royaume des Cieux, ils ne sont ni solidaires, ni citoyens, et ils discriminent. Ils se vautrent dans la corruption, donc.
Et puis le dogme de l'Autre fonctionne avec un autre dogme à la filiation chrétienne-bigote évidente, celui de la haine de soi. Un bon fidèle de la RR sait que dans son corps et dans son âme, il porte la charge du péché originel [encore un autre dogme, incarné par la Colonisation, l'Occupation, etc...], que celui-ci peut ressurgir à tout moment et provoquer la Faute, et qu'il doit toute sa vie expier ce terrible fléau. Les infidèles, ceux qui choisissent le Mal, ne ressentent pas ce besoin d'expiation et de confession ; alors que les fidèles, eux, pour chaque attention qu'il accordent à autrui, rachètent un peu de leur âme.
Divers groupes de fervents croyants désirent volontairement faire œuvre pour l'Église du Bien. Ils doivent demander auprès des tribunaux officiels une bénédiction pour leur communauté, accompagnée d'une subvention pour en assurer la survie. En général, on les appelle collectifs ou associations.
Vers l'an 1000, la France s'est couverte d'un blanc manteau d'églises. Vers l'an 2000, la France s'est couverte d'un blanc manteau d'associations et de collectifs, défendant avec fougue les causes antifascistes, antiracistes, antimachistes, antidiscriminations, etc. Ils forment la troupe des soldats de la RR, manifestant régulièrement leur foi en public, leur dégoût pour le Mal et leur amour du Bien. Ils pratiquent un culte festif destiné à invoquer la Gentillesse et la Tolérance pour effrayer le Mal et le faire fuir.
Ils lâchent des ballons pour libérer des otages, ils chantent pour lutter contre le sida, ils défilent contre le racisme, ils chassent les démons sur leur passage. Les Solidays, la Fête de l'Huma, les Enfoirés, les festivals antifascistes en tous genre,... tous ces rites reposent sur la pratique du catéchisme traditionnel de la RR : Tolérance, Vigilance, Citoyenneté, Progrès. Ces militants sont en réalité des ligues de vertu pudibondes et paranoïaques, mais franchement plus proche de la police de la pensée orwellienne ou des tribunaux islamiques iraniens que de l'ordre chevaleresque chrétien.
Notons que la confusion est parfois possible entre une manifestation de type "grand-messe antiraciste" et une manifestation de type "pélerinage festivo-vigilant". Car la RR est aussi une religion de pélerinages. Parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Joyeux [festivals métis, festivals d'Avignon ou d'Aurillac, etc], parfois ce sont des pélerinages aux Mystères Douloureux [Auchwitz, monument aux Justes de France, etc.].
Les prêtres de la bonne moralité sont nombreux, on les lit dans Libération, on les voit chez Ardisson, on les entend chez Ali Baddou. Ils gouvernent les applaudissements et font tomber les fatwas.
Jacques Chirac fut l'homme qui instaura solidement la théocratie française, et, à ce titre, il entrera dans l'Histoire. Il fut le premier président à endosser la double casquette de chef de l'État et de chef de l'Église. Il suffit d'écouter ses discours pour s'en convaincre : ils n'étaient remplis que de la Parole du Bien. Au lieu de nous parler de politique, de stratégies économiques ou d'engagements divers pour la patrie, il nous parlait le langage moralitaire de la Diversité, du Vivre-ensemble, de la Tolérance, de la gentillesse et de la bonté qui devait animer nos pensées les plus intimes. Il nous disait combien le Mal était dangereux, et nous prouva qu'il était funeste de se commettre avec les suppôts de l'Intolérance. Maintenant qu'il a cédé la place à un autre homme, le relais de l'autorité des tribunaux de la RR est pris par les milices du régime elles-mêmes [HALDE, CRAN, MRAP, RESF, ACLEFEU, collectifs et associations en tous genres] et M. Sarkozy ne semble pas s'en préoccuper. La HALDE et ses satellites de la Vigilance pourrait bien un jour convoquer les hommes politiques non encore soumis à la loi de la RR pour leur faire entendre raison et asseoir encore davantage son emprise sur la vie publique du pays.
Comme toutes les religions, la RR possède ses pharisiens. Ils crient leur vertu à qui veut bien l'entendre, ils aiment s'entendre dire combien leurs paroles sont pleines des vertus théologales de la RR, ils s'offusquent médiatiquement de tous les blasphèmes pratiqués contre les vertus du Bien, ils prennent faits et cause pour les petits et clament leur haine de ces égoïstes qui n'obtiendront jamais le Royaume des Cieux. Ils s'appellent Jack Lang et habitent place des Vosges, ils s'appellent Julien Dray et collectionnent les montres de luxe, ils s'appellent François Hollande et mènent la grande vie en clamant leur haine des riches, ils s'appellent les bobos qui roulent en vélos solidaires et partent en vacances dans les pays si pittoresques du Tiers-Monde.
Enfin, tout comme le christianisme produit des bondieuseries, la RR produit ses Droidelhommeries. Niais et ravis, la RR fabrique par centaines des "Murs de la Paix" à Paris, des tracts appelant à la mobilisation citoyenne et à l'union de prière contre les forces du Mal, des émissions de TV à faire pleurer Margot pour nous sensibiliser au malheur de n'avoir pas reçu le baptême français, des disques entiers de sirop pro-métissage et de crème diversitaire dégoulinante de vertu citoyenne.
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Commentaires
Très, très bon billet.
Ecrit par : Polydamas | 22 août 2007
Je dirais même plus : très très bon billet !
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Concernant votre paragraphe sur la Shoah, pardonnez mon ignorance, cher Maître, mais qu'est-ce qui, factuellement, va dans ce sens ? Est-ce à dire qu'on devrait laisser délirer Faurisson, au risque de le considérer comme un historien impartial et donc crédible ?
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Le négationnisme est une chose grave, c'est entendu. Mais le blasphème commence bien avant cela. Tenez, un certain M. G. est passé devant les tribunaux de la RR et a été condamné à 10.000 euros d'amende pour avoir dit cette simple phrase :
"Je ne nie pas les chambres à gaz homicides. Mais je ne suis pas spécialiste de cette question et je pense qu'il faut laisser les historiens en discuter. Et cette discussion devrait être libre."
Ecrit par : fromageplus | 22 août 2007
Mouais... Avouez que l'affaire est peut-être plus subtile que ça.
A votre attention et à celle de vos honnêtes lecteurs, voici une lecture critique des propos de B. G. :
http://www.phdn.org/negation/gollnisch2004.html
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Ita missa est.
Ecrit par : Kaali / PKK | 22 août 2007
excellentissimiesque !
affinée la vision...
illuminé lumineux !
Oeuvrons donc à la construction d'une Lourdes républicaine sur le moisi blog. A cet endroit très précis de ce post.
"Et des dizaines de bloggers en pélerinage républicain trouvèrent la mort dans la fameuse descente à 13 % nommée République française..."
Ecrit par : Christ-off | 22 août 2007
Au bûcher!! Au bûcher!! Du fromage fondu!! Des cendres naîtra alors la nouvelle religion d'un noir pur qui chie sur la bienpensence.
Drivé sur ton blog par mon Ouléma favori (OussamaBenLiquid), j'avoue que j'ai le coup de foudre. J'adore ce que vous faites !
Ecrit par : Bob | 22 août 2007
énorme
Ecrit par : Julius G. | 22 août 2007
Ah, malgré vous peut-être, et très légèrement, vous avez égratigné un dogme, Fromage+ ; pas étonnant par conséquent que Paratext vienne vous rectifier. Est-ce que seulement Paratext a lu Faurisson un peu en détail, quelques dizaines de pages, au moins, sur des milliers ? J'en doute.
Ce qui est indéniable, c'est que le site internet qui permettait de se procurer gratuitement les thèses de Faurisson, outre quelques sites pédophiles, a été interdit par la justice française, ce qui constitue une mesure assez exceptionnelle.
Ce n'est pas malin, ça aurait pu permettre à Paratext, à l'aide de quelques exemples précis tirés de la démonstration de Faurisson de nous dire sur quels points le délire de Faurisson était manifeste. Lui-même, pas en balançant un lien vers un site de propagande grossière. Sur Nuremberg, il n'y a pas besoin d'avoir fait des études poussées, il suffit de voir le film. Goering fait rectifier lui-même la traduction de "Totale Endlösung", qui a été traduit en "solution finale" qui implique une idée de préméditation plus que de globalité, préméditation que Goering nie et dont on n'a pas retrouvé trace écrite à ce jour. La "solution finale", malgré la dénégation de Goering, on entend ça systématiquement dans tous les reportages. Ça serait trop long d'aborder tous les éléments ici. Le minimum, c'est de lire les argumentations des uns et des autres.
- Récemment Léa Drucker s'offusquait de la liberté de ton qui règne sur les forums de discussion et sur les blogues à propos de la Choa ; elle suggérait à Serge Klarsfeld d'envoyer les flics de la pensée de ce côté-là aussi. La petite sotte ! Klarsfeld, beaucoup plus malin, qui sait que les blogues n'ont aucune influence, lui a rétorqué qu'on pouvait considérer les discussions et les blogues sur internet comme de la correspondance privée. Le talent particulier des démocrates, c'est de planquer leur censure sous des grandes déclarations libérales, il faudrait être con pour rameuter les flics pour quelques blogueurs pouilleux. Il reste des choses à apprendre à Léa avant de devenir ministresse de la Culture ou de l'Information.
- Sur le péché originel et la choa, si on les prend comme mythes fondateurs d'une morale, je ne vois pas les choses comme Fromage+. Le péché originel d'Ève rejaillit sur toute sa descendance et cela implique de la part de chacun un effort pour obtenir sa rédemption, vaincre le mal qui est en lui. Tandis que dans la morale qui découle de la choa, telle que ses principaux théologiens la conçoivent (Littell est hérétique, mais il a dû faire amende honorable), les méchants se sont les nazis et les gentils ce sont les autres. Dans cette perspective les crimes de Staline ont-ils été autant que possible banalisés. Et on insiste sur la barbarie spéciale des Allemands. De façon peu rationnelle, car entre être achevé par le gaz ou laisser le typhus faire son effet jusqu'au bout, qu'est-ce qui est pire ?
Après il y a des variantes, comme celle, parachrétienne, de Lustiger qui consiste à dire que Hitler est une sorte de réincarnation de Satan sur la terre, que la choa concerne tout le monde et que tout le monde doit se remettre en question. Mais dans son interprétation majoritaire, la morale de la choa est assez antichrétienne ; pour un rabbin également elle est assez hérétique.
Ecrit par : Lapinos | 22 août 2007
On l'a attendu un peu longtemps, mais ce billet est parfaitement affiné.
Ecrit par : blouzougu | 22 août 2007
Mais vous avez raison, Lapinos, il est impératif, pour notre édification, que la ménagère de plus de cinquante ans et moi-même ingurgitions les thèses absurdes de Faurisson et de tous les nostalgiques de l'hitlerisme.
De même, vous ne serez plus autorisé à la ramener sur Litell ou Finkielkraut tant que vous n'aurez pas lu leurs livres. Oui, je sais, je suis cruel.
Par ailleurs, si vous n'avez vraiment que ça à faire, vous pouvez toujours compulser cette superbe revue révisionniste en ligne.
http://www.zundelsite.org/french/rhr/rhrtoc.html
Et tenez-vous bien : vous y lirez de magnifiques pages de ce grand homme injustement censuré par la juiverie internationale.
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Excellent. Vraiment tres bon. Le ton encyclopedique, descriptif et quasi-academique colle parfaitement. On jurerait un manuel d'Histoire de la France Liberee (cf la chronologie distribue au cours precedent a 2189 APJC ou a 400 AP le Putsch Progressiste). Aussi, je vous signale cet article de Wikipedia. Ils disent que c'est une 'ebauche a completer'. Votre post completera tres bien l'article :)
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise
Ecrit par : Le Grand Charles | 22 août 2007
paratext, je ne vous comprends pas. Pourquoi sanctionner de lourdes peines de prison ferme tout propos révisionniste, si ces propos étaient aussi absurdes que vous le dites ?
Avant la loi Gayssot, je pensais comme vous ! Après, mes certitudes ont été ébranlées. Voyez-vous, j'ai la faiblesse de ne pas comprends pourquoi il faudrait des lois pour protéger la vérité autour de la shoah, puisque cette vérité est tellement évidente.
Pour ma part, permettez que je suspende mon jugement le temps du règne de ces lois. Le jour où elle n'auront plus cours, je me rangerai à vos côté. Mais aujourd'hui, je choisis le camp de la liberté, je choisis le camp qui pense que Faurisson est un être humain à part entière ayant droit de pleine jouissance à la liberté d'expression.
Ecrit par : Fab | 22 août 2007
Et bien souffrez que je me méfie à la fois, de mon côté, de la loi Gayssot et d'une liberté d'expression sacralisée jusqu'à l'absurde, qui laisserait des personnes très intelligentes et manipulatrices, rompues à l'art du mensonge et de la falsification donner l'impression que ce qu'ils disent est très sensé et basé sur un travail d'historien.
En dernier lieu, je ne suis pas pour les peines de prison qui ne font que réhausser la parure de martyr dont ces escrocs se drappent.
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Pour Lapinos (et pour en finir, car la note de F+ ne mérite pas ce genre de pollution) : celui que vous tentez de faire passer pour une pauvre victime de la vilaine censure américano-sioniste résumait lui-même sa thèse ainsi, au micro d'Europe 1, en 1980 :
"Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont les principaux bénéficiaires sont l'état d'Israel et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier."
Vous avez bien sûr le droit de souscrire à cette formidable thèse.
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Tiens le pauvre lapinos sévit donc aussi sur ce blog... Hmmm...
Ecrit par : louise | 22 août 2007
Votre méfiance ne m'inflige aucune souffrance, car je la partage en partie.
Mais voyez-vous, en l'état actuel de la situation, les lois mémorielles me semblent être une nuisance bien plus menaçante, pour l'idée que je me fais d'une société juste, que les travaux des révisionnistes.
C'est sans la moindre mièvrerie béate que j'empoigne l'étendard de la liberté d'expression, mais avec la violente certitude que, dans cette affaire, ma propre liberté de m'exprimer se trouve dans le prolongement d'une seule et même ligne de mire.
Lorsque l'on veut tuer son chien, on prétend qu'il a la rage. Désormais, lorsque l'on veut faire taire un opposant, on le poursuit pour révisionnisme ou racisme. L'affaire Pétré-Grenouilleau nous a rappelé à tous que la loi Gayssot avait ouvert la boite de pandore. Que vous le nier ne change rien au fait que l'affaire Gollnisch relève entièrement de cette technique de l'amalgame pernicieux.
L'empilement incessant de dispositifs répressifs qui visent tous le simple délit d'opinion signe la fin d'une époque de liberté. Si vous avez apprécié cet article sur République Théocratique Française, comment ne pouvez-vous pas voir que l'ensemble forme un tout indissociable ?
Soit il est juste de condamner les opinions racistes, révisionnistes, nostalgiques et alors, les Besancenot et consorts ont raison. Soit, aucune opinion n'est condamnable en soi (je ne parle pas des appels aux meurtres explicites) et alors c'est sans exception aucune que nous devons crier que les amis de Krivine et Cie sont, ni plus ni moins, des nouveaux torquemada.
Ecrit par : lauffen | 22 août 2007
Il y a un très bon dossier sur ICHTUS à cette adresse qui n'est pas sans rapport avec ce billet, une autopsie de la révolution française et de toute la tripaille idéologique qu'elle a engendré... ne "célèbre" t on pas la sacro sainte révolution ? http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=35
Ecrit par : Dessinateur | 22 août 2007
Entre une opinion et un travail se présentant comme scientifique, vous avouerez, lauffen, qu'il ya une différence non négligeable.
Avez-vous vraiment déjà mis le nez dans un ouvrage révisionniste ?
Ils vous feraient douter de votre propre existence faute de "preuves" suffisantes.
Alors pour ceux qui s'ennuient et qui veulent lutter efficacement pour la liberté d'expression (à l'instar du clown Chomsky qui préface un torchon de Faurisson), allez donc vous cogner l'intégrale de l'ami des islamistes et diffusez largement ces travaux de la plus haute intégrité scientifique et capitaux pour notre accès à la sagesse et à la connaissance :
http://litek.ws/aaargh/fran/archFaur/archFaur.html
Ecrit par : paratext | 22 août 2007
Séparer l'église démocratique de l'Etat ?
Il suffirait de mettre un terme au financement public des diverses associations et ligues de vertu qui prétendent à ce magistère moral qui s'en prend aux personnes au nom des droits de l'homme.
En finir aussi avec les subventions à la presse d'extrème gauche ou encore de l'UE aux organisations anti nationales. L'impôt doit-être réservé aux financement des organismes publics et aux missions régaliennes de l'Etat
Ecrit par : Louis | 23 août 2007
Scandaleux ! la théocratie est plus présente dans les pays islamiques et pourtant des voix s'élèvent pour donner la parole aux exclus francophones sur des sites musulmans. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis... www.abbc.net rubrique "livres" en français. Liberté j'écris ton nom ?
Ecrit par : bca | 23 août 2007
Tres bien vu, tres bien ecrit, bravo!
Une vraie denonciation de tous les grands pretres de la Pensee Unique.
Ecrit par : Leah | 23 août 2007
Effectivement, il est assez vain d'interdire un site internet révisionniste, comme Villepin l'a décidé, puisqu'on peut l'héberger dans un pays étranger dont les lois sont plus souples, l'Iran ou les États-Unis en l'occurrence.
Si Paratext était de bonne foi, il devrait admettre qu'une confrontation télévisée (en direct) entre Faurisson et un historien opposé à ses thèses serait la meilleure façon d'étaler publiquement l'absurdité des thèses de Faurisson. Ne serait-ce pas la meilleure façon de dissiper le doute de quelqu'un comme F. Trochet, qui, devant cet interdit, finit par se demander : "Est-ce qu'au fond on ne me cacherait pas quelque chose ? Pourquoi ne pas laisser ces crétins de révisionnistes se vautrer en public ?"
La seule fois où cette confrontation a eu lieu, sur le plateau de Christophe Dechavanne, le jeune historien révisionniste invité s'est fait casser la gueule en direct sur le plateau de télé quelques minutes après avoir pris la parole ; avec le poing dans la gueule de Volkoff par cette crevure de Karl Zéro, assisté de José Garcia et Antoine de Caunes, à ma connaissance c'est le seul cas en vingt ans. Faurisson a lui-même été sévèrement molesté en rentrant chez lui par une bande d'individus.
Bien sûr le principe même de la censure n'est pas en cause ici. Contrairement à ce que les démocrates voudraient faire croire, la liberté d'expression n'est jamais complète et l'autocensure est plus forte que la censure directe. Les œuvres censurées de Diderot étaient imprimées aux Pays-Bas et lues à la cour de Louis XV, y compris par Louis XV partiellement.
Dans les sphères dirigeantes aujourd'hui, qui a lu les œuvres censurées de Faurisson (Éditeur condamné, stocks saisis et détruits), même si elles sont accessibles ? Ceux qui l'ont lu dans ces milieux - dans tous les milieux -, se garderont de le dire et d'en discuter, comme on discutait des thèses de Diderot à la cour naguère.
Donc la question doit être : quel est le sens de cette censure ? Empêcher quelqu'un de dire des conneries ? Hum, pas besoin d'être très éveillé pour s'apercevoir que la connerie a libre cours aujourd'hui, y compris sur des chaînes culturelles subventionnées ?
Ménager la sensibilité des Juifs ? Ça ne tient pas tellement debout, il y a des Juifs révisionnistes, d'abord, ensuite les images d'archives diffusées très régulièrement à la télévision montrant des monceaux de cadavres juifs empilés qu'on recouvre de chaux et qu'on jette dans des fosses ne ménagent pas vraiment la sensibilité des Juifs, elle aurait plutôt tendance à l'exacerber, à tel point que des Juifs, BHL par exemple, originaires d'Afrique et qui n'ont pas eu à souffrir de la 2nde Guerre, se considèrent presque comme des victimes de ces horreurs… Alors quoi, quel est le sens profond de cette censure extrêmement ferme, pourquoi est-elle moins ferme aux États-Unis (Spielberg a ainsi été accusé de négationnisme en France en raison du décalage culturel entre les États-Unis et la France), bref il vaut mieux se poser les bonnes questions au lieu de rabâcher le credo comme quoi Faurisson est un énergumène et ses thèses ne reposent sur rien.
(Chomsky démontre, chiffres à l'appui, l'importance du trafic de drogue dans l'économie de certains pays d'Amérique du Sud, trafic généré par la demande nord-américaine essentiellement, il dénonce le néo-colonialisme nord-américain, sa nature particulière ; si vous avez quelque-chose à dire contre ces chiffres, dites-le, Paratext.
Sûr que si on avait pas Finkielkraut avec sa "grande capacité d'indignation" pour s'offusquer des joggings matinaux indécents du président Sarkozy, la démocratie serait mal barrée…)
Ecrit par : Lapinos | 23 août 2007
Qu'est-ce que c'est que cette foi soudaine en la télévision, Lapinos ? Ma bonne foi à moi ne m'empêche aucunement de ne pas être d'accord avec votre hypothèse un peu légère (pour quelqu'un de votre culture). Vous êtes très bien placé pour savoir que l'art du débat ne tourne pas forcément à l'avantage de celui qui a raison mais plutôt de celui qui manie le mieux les ruses dialectiques, et qui sait organiser des vérités partielles afin de donner à l'ensemble du discours une allure de vérité inattaquable. Un débat télévisé - direct ou pas - pour établir la Vérité ! Vous en avez d'autres, comme ça, ou bien ?
Le sens de cette censure : cela pourrait être pour éviter aux masses d'esprits simples (mais non, pas vous, ceux qui regardent trop la télé, par exemple...) de se dire que, finalement, qu'est-ce qui prouve que ça a vraiment existé, ces conneries, hein ? Elles sont où les preuves ?... Peau d'balle ! Ces chercheurs si sérieux, des dossiers si étayés, on nous cache quelque chose, c'est sûr...
Voilà mon hypothèse. La vôtre ?
Sur Chomsky, vous m'excuserez mais j'ai eu à subir sa théorie de la grammaire générative, il y a quelques années. De plus, quelqu'un qui se clame anarchiste-socialiste en prétendant se battre pour la vérité, j'ai tendance à me méfier. Sans doute ai-je tord, encore une fois.
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
Paratext refuse de "sacraliser la liberté d'expression jusqu'à l'absurde" au pretexte qu'une telle attitude donnerait licence à "des personnes très intelligentes et manipulatrices" de falsifier la vérité. Mise en abyme, cette justification de la censure d'Etat conduit fort logiquement à se demander où siègent aujourd'hui les "personnes très intelligentes et manipulatrices" et si Paratext n'en est pas la crédule victime. Pour reprendre son argument et le pousser à sa conclusion ultime faut-il souhaiter la survenue d'un monde où tous les intelligents potentiellement manipulateurs se verraient interdire d'expression? Sans doute le monde y gagnerait en vertu ce qu'il perdrait en dimension tragique. Mais imagine-t-on volontiers la sorte de "bonheur" qui surgirait d'un débat où seuls les imbéciles et les niais bien intentionnés auraient voix au chapitre?
L'ordre moral a ceci de constant que non content de brimer l'intelligence critique (et les risques qu'elle implique), il pulvérise la pluralité propre à notre condition de sapiens-sapiens sous les assauts de sa bigoterie morbide.
Ecrit par : Coclés | 23 août 2007
Coclés pose de très bonnes questions.
Notamment celle-ci : "où siègent aujourd'hui les "personnes très intelligentes et manipulatrices" ?
Aura-t-on la naïveté de croire qu'il n'a pas une idée bien précise sur ce sujet autour duquel s'articulent tous les complots dont nous sommes les victimes consentantes ?
Se résoudra-t-on à laisser Coclés pousser les arguments pour en tirer les conclusions ultimes ?
Le donneur de leçons a ceci d'universel que, de droite ou de gauche, prolixe ou parcimonieux, il croit donner à penser alors qu'il ne prête qu'à rire.
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
Il y eut un temps où on nous expliquait que le monde était divisé en deux. D'un côté il y avait le monde libre, de l'autre les régimes communistes. Tout était simple.
Le monde libre se distinguait, nous disait-on, du monde communiste car sous ses cieux on ne trouvait ni dissidents en résidence surveillée, ni opposants emprisonnés.
Or, ceci n'est plus valable. David John Cawdell Irving est un écrivain et un historien, auteur depuis les années 60 de nombreux livres sur la Seconde Guerre mondiale. Le 11 novembre 2005, en Autriche, il fut arrêté, incarcéré et condamné à trois ans de prison ferme pour négationnisme.
Voyez-vous, cette anecdote me met mal à l'aise, atrocement mal à l'aise. Car si dans les années 80, j'ai été de toutes les luttes anticommunistes, c’était au nom d'une certaine idée de la liberté qui faisait à l'époque consensus. Vos propos, Mr Paratext, me signifient que les temps ont changé et que ce consensus n'est plus. Qu’aujourd’hui, je me retrouve sur ce blog à devoir vous convaincre que la liberté est un principe qui ne se discute pas, voilà bien une chose qui ne manque pas de nourrir mes plus sombres inquiétudes quant à l’avenir de notre société.
Comprenez bien mon raisonnement Mr Paratext. Que Gollnisch astique secrètement des casques allemands, le soir dans son bureau, n’est pas la question. Que David Irving soit un bon ou un mauvais historien, qu’il mente sciemment, se trompe ou bien dise vrai, n'a ici aucune forme d’importance. Ce que vous ne voulez pas comprendre, Mr Paratext, c’est que la question qui nous intéresse n'est pas de savoir si les révisionnistes ont tord ou raison. La seule question qui nous préoccupe est la suivante :
Une autorité, quelle qu'elle soit (religieuse, politique, judiciaire), a-t-elle le droit d’imposer une opinion ou une vérité officielle à ses administrés en usant de la force, de l’emprisonnement, en prononçant des sanctions pénales ou encore encourageant à la vindicte médiatique et à la proscription publique ?
Si l’on répond oui, on est alors pour une société de sujets fondée sur l'arbitraire. Si l’on répond non, c'est qu'on est partisan d'une société constituée de citoyens libres.
Voyez-vous la nuance ?
Ecrit par : lauffen | 23 août 2007
Lu sur le forum le l'in-nocence.org, cette petite critique:
Auteur: Gigéhel
Date: 08-23-07 18:18
Certes, ce texte, inspiré de Muray, aurait pu être mieux écrit et surtout son auteur aurait pu être un peu plus fidèle à la pensée de celui qui l'inspire.
La nouvelle religion, sociale et solidaire, purement immanente, occultiste aussi, apparaît, selon Muray, à la fin du XVIIIe s, et non en l'an 2000. Ce sont les écrivains, les polygraphes, les philosophes, les savants, les érudits des XIXe et XXe siècles qui l'expriment et la propagent. Elle n'est pas propre à un régime politique (la république, par exemple), puisqu'elle fleurit sous la Monarchie de Juillet et sous l'Empire. Louis-Philippe et Napoléon III, et même des royalistes, n'étaient pas loin d'en être des sectateurs. De nombreux chrétiens l'ont substituée aujourd'hui à la religion du Christ et des Pères de l'Eglise. En faire l'attribut d'un régime politique est donc inexact; et qualifier ce régime de "théocratique" l'est davantage encore. "Religion idéocratique" conviendrait mieux, puisque la seule transcendance qu'elle tolère est celle de l'Idée, du principe, de la valeur.
Ce texte est fondé aussi sur une illusion, relative à la loi de 1905, dite de "séparation" abusivement, puisque jamais en France l'Etat et l'Eglise n'ont été confondus ou, dit autrement, puisqu'ils ont toujours été séparés. De plus, il faut se faire beaucoup d'illusions sur un régime politique, quel qu'il soit, pour croire, comme le pose l'article 1 de cette loi, qu'il peut "garantir (ou défendre : à verifier) la liberté de conscience". La République n'a que faire de la liberté de conscience ; elle ne tolère que la liberté de conscience qui l'arrange ou qui abonde dans son sens. La preuve : elle multiplie depuis un siècle les interdits, les censures, les tabous - qui ne sont plus d'ordre sexuel, mais social ou politique (droits de l'homme réinterprétés) - et elle subventionne les organisations qui sont chargées de faire "respecter" les tabous, c'est-à-dire d'empêcher que les consciences s'expriment librement et en raison sur telle ou telle question publique.
L'auteur de ce texte aurait pu aussi poser la question du clergé. L'article 2 de la loi de 1905 stipule que, à compter du 1 janvier 1906, il est fait interdiction à l'Etat et aux communes de salarier des ministres du culte ou de financer l'exercice du culte - sauf, bien entendu, le culte social et solidaire qu'elle organise. En 1905, le clergé comptait environ 50000 ministres. Combien sont-ils aujourd'hui les fonctionnaires dévoyés, les mis à disposition ou les militants subventionnés qui célèbrent le culte de la Déesse raison ou des Droits suprêmes ? Cinq cent mille ? Sciences de l'éduc des IUFM, permanents de la LFE, des FOL, des syndicats, des détachés auprès des associations, des assistants et assistantes sociaux et sociales, des médiateurs, des éducateurs de rue (ils éduquent les rues ?), des pédagogues tristes, des militants de l'antiracisme officiel, etc.
En revanche, l'analyse du mot d'ordre "des papiers pour tous" (obtenir des papiers français, c'est être intégré à la communauté des saints et des bienheureux de la nouvelle religion) me paraît juste et éclairante.
Ecrit par : Dominique | 23 août 2007
« Je plaide coupable d'avoir affirmé qu'il n'y avait pas de chambres à gaz à Auschwitz. Cette opinion était fausse »
Ecrit par : David Irving | 23 août 2007
Navré que le monde d'aujourd'hui ne soit plus aussi binaire que celui que vous avez connu, lauffen.
La "seule question" qui vous préoccupe est, pardonnez-moi de vous le dire si abruptement, un peu simpliste.
Je vous renvoie au commentaire de Lapinos, un peu plus haut, qui, moins idéaliste (ou moins idéologisé), disait : "Bien sûr le principe même de la censure n'est pas en cause ici."
La Liberté, à vous lire, ne souffrirait aucun bâillon et serait aussi mise à mal par les apologistes de la pédophilie.
Il ne tient qu'à vous, pour retrouver le lyrisme de votre jeunesse, à être de tous les combats anti-négationnistes. Autre alternative : demander la nationalité iranienne. Là-bas, au moins, on peut s'exprimer sur ce sujet en toute Liberté...
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
Que David Irving se soit dédit lors de son procès, après 2 ou 3 années passées dans les geôles autrichiennes, n'est pas le sujet de notre débat. On s'en contre fiche !!!
Par contre, la courageuse personne qui signe David Irving entend-t-elle par là qu'il faudrait mettre plus de gens en prison afin que la vérité progresse et avec elle la démocratie. Je la presse de me répondre, son avis m'intéresse !
Je rappelle encore une fois que la question est de savoir si c'est justice que David Irving ait été emprisonné quelques 3 années .
J'éprouve un intense malaise... Je sens tourner autour de moi une nuée malsaine de suspicion qui dissimule bien mal son envie de m'embastiller. Je les entends grincer de toute leur haine "c'est un nazi... c'est un nazi..."
De l'effroi... voilà ce que tout ceci m'inspire. De l'effroi et rien d'autre.
Ecrit par : lauffen | 23 août 2007
Sachez, au passage, que Irving n'a jamais été historien.
Qu'un farouche hitlerien tel qu'Irving ait passé trois années dans les "geôles autrichiennes" APRES avoir plaidé coupable, désolé, mais il y a des événements historiques qui provoquent chez moi plus d'effroi.
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
Donc, pas de réponse de votre part Mr Paratext ! Comme toute réponse, un cynisme mal à propos... Tant pis !
Mais Mr Paratext ! En Iran, j'y suis déjà. Car l'Iran, c'est ici, en France. Du moins, ça le deviendra bientôt, ce n'est plus qu'une question de temps.
Vous ne pouvez débattre avec moi sur le fond, car vous savez que sur ce terrain-là, j'ai la raison avec moi. Votre parti pris politique vous impose donc de me compromettre avec les négationnistes, seule issue valable qu'il vous reste pour ne pas perdre la face.
Cela ne vous grandit pas !
Cordialement,
Ecrit par : lauffen | 23 août 2007
"Sachez, au passage, que Irving n'a jamais été historien"
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Irving
C'est chiant Wikipedia. Vivement que ça passe sous le contrôle de Lagardère, de Bolloré, de Murdoch ou de Rothschild.
Ecrit par : lauffen | 23 août 2007
Ben oui fier d'être un adepte de la RR ne serait ce que ma croyance ne repose pas sur une improbable immanence divine mais simplement sur un consensus humain.
Ecrit par : plop plop | 23 août 2007
Ecoutez, lauffen, vous m'êtes sympathique, mais pour un Combattant de la Liberté, vous faites un peu rapide, au niveau de l'argumentation... Balancer un lien Wikipedia (demandez à votre allié de circonstance Lapinos ce qu'il en pense), c'est un peu rapide, vous ne trouvez pas ?
Par contre, donnez moi le cursus et les diplômes qui permettent à Irving de se dire historien, et je vous promet de ne pas vous prendre d'aussi que vous le fîtes avec moi, et de vous absoudre.
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
d'aussi haut
Ecrit par : paratext | 23 août 2007
Vos liens valent guère mieux Mr Paratext. Des sites partisans, instruisant uniquement à charge et laissant guère la place à la moindre forme de curiosité.
Mais vous m'avez l'air d'être très calé sur le sujet. D'où vous vient cet intérêt ? Serait-ce une de ces sortes de fascination-répulsion qui dissimulent mal des troubles obsessionnels ? Puisqu'on en est au procès d'intention, livrez-nous le fond de votre pensée. Où voulez-vous nous amener ? Que nous cache donc cette rigidité intransigeante, inflexible, voire violente à maints égards ?
Serait-ce, comme pour ces pathologies sexuelles courantes chez les homophobes, le refoulement d'un inclinaison malsaine que vous chercheriez à tout prix à réprouver avec un zèle des plus suspects ?
Oui ! Suspect ! Très suspect même. N'avez-vous vraiment rien à nous avouer ? Savez-le Mr Paratext, la face cachée de votre OPINION nous intéresse grandement ?
Ah ah ah ! Hein que vous avez marché Mr Paratext ?! It was a Joke :-)
ça fait quoi d'être dans le boxe des accusés ?
Ecrit par : lauffen | 23 août 2007
Cher paratext,
Vous ne semblez guère goûter l'ironie hélas, la seule réplique dont nous disposons pourtant vis à vis des puissants du jour.
Pour avoir eu l'incommensurable toupet de vous brocarder gentiment, je serais de toute évidence, selon vos sous- entendus, conspirationniste, judéophobe et sans doute pour faire bonne mesure, négationniste. La barque est bien chargée mais le procès d'intention tellement coutumier qu'il finit par lasser. Faisons quant même semblant d'imaginer qu'un débat honnête demeure possible, y compris avec vous.
Je vous concède sans difficulté que le conspirationnisme relève de toute évidence d'une conception paranoïaque du devenir historique. Pierre-André Taguieff a tout dit là dessus. Il n'est pas besoin d'y revenir, si ce n'est pour remarquer, comme Taguieff l'a fait lui même, que bien des "vigilants" dans leur traque continuelle de la bête "fasciste" en viennent eux mêmes à nourrir des obsessions complotistes qui démentent la froide raison analytique dont ils se prétendent les serviteurs.
Dire qu'il y a du pouvoir dans la société, noter qu'il tend à s'auto reproduire pour constituer une oligarchie et que cette oligarchie met en place des stratégies et des discours performateurs pour maintenir sa domination, c'est ce que toute la sociologie s'efforce d'analyser depuis des lustres sans avoir besoin de recourir à je-ne-sais quelle manoeuvre occulte. Ces choses sont suffisamment claires pour l'ensemble des école sociologiques pour que l'on y fasse allusion comme je l'ai fait, sans devoir passer incontinent pour un illuminé amateur de conspiration. Le pouvoir manipule, cher paratext, et c'est dans sa nature, comme il est évidemment dans sa nature de le nier avec tous les trémolos nécessaires. Etes vous sensible à ces trémolos au point qu'ils vous abusent?
Quant au "nom juif" ainsi que l'écrit Jean-Claude Milner, il constitue sans aucun doute une catégorie imaginaire du point de vue idéologique. Quoi de commun en effet, pour ne citer que des "intellectuels", entre Noam Chomsky (que vous n'appréciez guère, il me semble) et Shmuel Trigano (animateur de la belle revue droitiste "Controverses"), BHL et Alain Finkielkraut? L'antisémitisme n'est concevable que dans le cadre d'une essentialisation du "nom juif" qu'aucune observation sérieuse ne permet d'effectuer quoiqu'en pensent certains juifs et l'ensemble des judéophobes.
Reste le négationnisme. Etant opposé à ce que l'Etat dicte aux historiens comme aux autres citoyens ce qu'ils ont à penser en matière de "vérité" historique, je suis bien sûr un détracteur de toutes les lois mémorielles à commencer par la loi Gayssot, la première du genre, qui a enclenché un processus sans fin de concurrence des victimes. Chacun sait que cette loi inaugurale est une "lex faurrissiana" votée sous la pression de l'événement (la profanation du cimetière de Carpentras) contre le souhait de la communauté des historiens, à commencer par Pierre Vidal Naquet, qui fut pourtant l'un des seuls à relever intellectuellement le défi du négationnisme. Comme le dit parfaitement Fromageplus, une "vérité" historique imposée par la loi n'a plus rien d'historique. Elle devient un dogme et relève en cela de la religion, même s'il ne s'agit que d'une religion séculière (ce sont souvent les pires). C'est aussi un déshonneur infligé aux historiens que d'avoir semblé penser qu'ils avaient besoin du secours de lois répressives pour en finir avec des falsifications que, dans notre tradition universitaire (celle de la disputatio), il est de tradition de régler par l'argumentation. C'est aussi un mauvais service rendu à nos concitoyens juifs que d'avoir ainsi prêté le flanc à l'éternel soupçon qui veut qu'ils jouissent de pouvoirs et de droits particuliers.
Ecrit par : Coclés | 24 août 2007
D'après PHDN, site de référence antifasciste selon paratext, Mr Bruno B. a déclarén je les cite :
« Il n’y a plus un historien sérieux qui adhère aux conclusions [du procès] de Nuremberg »
Or, la citation exacte de Gollnisch est la suivante
« Il n’y a plus un historien sérieux qui adhère INTEGRALEMENT aux conclusions [du procès] de Nuremberg » (c'est moi qui souligne)
L'épisode de Katyn en est un parfait exemple.
Alors, la neutralité de PHDN, j'y crois moyennement...
Ecrit par : occident | 24 août 2007
Mr lauffen > je l'savions, je l'savions... trop lolmdr, la joke...
et pirouette mise à part, où en est Irving dans ses études d'histoire ? Enfin, sur les liens dont j'ai joliment orné mes commentaires, vous n'avez sans doute pas remarqué que j'avais gracieusement mis à votre disposition celui qui menait vers l'intégrale de Faurisson. Partisan ? Plaît-il ? Mais vous n'êtes plus à une approximation près, n'est-ce pas ?
Coclès > je pense pouvoir contresigner votre dernier commentaire.
Pour revenir sur la note de F+, on ne peut pas dire que la loi Gayssot (qui est effectivement une aberration) empêche l'étude de la Shoah. Elle sanctionne le fait de nier une réalité, par des moyens plus ou moins détournés. A l'heure où l'islam le plus virulent ou le plus insidieux prend ses marques en Europe, je vous avoue toutefois que le fait que le négationnisme ne puisse y déverser ses flots putrides ne me chagrine que moyennement.
occident > et votre neutralité à vous, vous y croyez comment ?
Ecrit par : paratext | 24 août 2007
Excellent !
Quel est le remède selon vous ?
Les urnes n'ont pas fonctionné et la dictature douce prend ses marques.
Ecrit par : Foie de canard | 25 août 2007
Non, Mr Paratext, votre lien ne menait pas sur le site de Faurisson mais sur celui d'Ernst Zundel, un provocateur antisémite notoire, que d'aucuns accusent d'être manipulé.
Le site de Faurisson, vous ne pouvez y accéder tout simplement parce que la loi impose aux fournisseurs d'accès Internet d'appliquer des filtres sur ces sites désignés par l'Etat comme étant trop licencieux. Je rappelle au passage que ces pratiques ont seulement cours en Iran et en Chine.
Posez-vous d'ailleurs la question de savoir pourquoi seul le site de Zundel est accessible et non celui de Faurisson. Mais au fond vous le savez très bien que Zundel est un provo manipulé...
Ce sont par ces petits détails que l'on sent que vous cherchez à plus vous convaincre vous-même que nous-même. Cette excès d'intransigeance m'a troublé dès le début. Elle trahissait une vraie fébrilité dans ces certitudes inflexibles que vous affichiez. Je ne saurais trop vous inviter à avoir plus confiance en la réalité. La qualité de votre conversation y gagnera.
Ecrit par : lauffen | 25 août 2007
Le catholicisme a ceci de bon que la religion droitdelhommiste n’a pas : le sens de surpassement de l’Homme.
Pour le catholicisme (et pour toute les autres religions d’ailleurs) l’Homme doit lutter pour obtenir « le Paradis ». Rien ne lui est dû dès la naissance, et la vie est une longue lutte contre ses penchants naturels pour évoluer vers un état sans cesse supérieur. On y apprend que la valeur de l’Homme se mesure aux efforts personnels et non pas aux aides extérieures. On y insuffle l’idée que ce sont les devoirs envers soi-même et les autres qui importent pour gagner le « Paradis » et non pas les droits sacro-saints et complètement subjectifs au demeurant puisqu’ils évoluent avec l’époque (ceux-ci viennent de s’agrandir du droit au logement qui devient ainsi inné, légitime, et inaliénable) alors que la Bible nous explique « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ».
Pour le RR, avec l’évolution des droits que nous connaissons, dans quelques années, n’importe quel Homme naissant aura droit au Paradis sur terre sans qu’il ait le moindre effort à fournir.
Bientôt, pour le RR chaque Homme naîtra avec le droit d’avoir un téléphone portable, une télévision, une chambre pour chaque membre de sa famille, bref, naitra avec le droit de vivre selon les critères occidentaux du XXIème siècle, même s’il est né en Amazonie ou au Bangladesh.
L'Homme n'aura plus qu'à faire l'effort de naître jusqu'à ce que les droitdelhommistes imposent le droit à naître sans souffrir.
Bien sûr je pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, mais tout en écrivant je me demande si ce raisonnement est si absurde que cela.
Ecrit par : Pascale | 25 août 2007
Tout cela n'est, hélas ! que trop vrai. Soyons donc les Calvin de la RR !
Ecrit par : Incitatus | 26 août 2007
A en croire la Lauffen SS il y aurait les bons les les mauvais révisionnistes. Les bons, comme Faurisson, chercheur intrépide au coeur pur victimes de la conjuration des méchants, et les abrutis, du type Zundel, titubants et manipulés par les méchants pour faire du tort à la cause. Moi, je trouve qu'à partir d'un bon billet sur la RR, c'est le détour par le révisionnisme, généré par quelques obsédés de la kiquête en pentacourt qui est un peu suspecte. Mais bon! hein? On ne va pas refaire le monde...
Ecrit par : Hooligan | 27 août 2007
Euh... on est vraiment obligés de poursuivre le "débat" sur le révisionnisme ?
Ecrit par : fromageplus | 27 août 2007
L'article sur la RR appelait tout de même quelques remarques sur le fond.
D'abord, cette idée que la République laïque n'est pas laïque mais théocratique et ne respecte pas la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il faudrait d'abord préciser que la laïcité et la séparation de l'Eglise et de l'Etat ne sont pas des notions complémentaires ni même induites l'une par l'autre. Il n'existe pas de véritable séparation de l'Eglise et de l'Etat en Alsace (où les prêtres sont payés) ou en Allemagne (où il existe l'impôt pour le culte) ou dans les pays scandinaves par exemple. Et pourtant, le principe de la laïcité ou de la neutralité religieuse de l'Etat (c'est la même chose) y est toujours affirmé.
Ensuite, il est vrai que les Etats occidentaux tendent aujourd'hui plus qu'hier (mais moins qu'avant-hier) à défendre et promouvoir un certain nombre de valeurs organisées autour du principe de la dignité de la personne humaine, du respect des droits de l'homme et du droit des victimes historiques issues des minorités opprimées à obtenir réparation ou compensation. Mais, à vrai dire, il s'agit moins ici d'une problème proprement religieux que du développement dans l'univers sympbolique d'un élément de justice sociale.
Le vrai problème est alors de savoir si l'objectif de la justice sociale peut justifier des dérogations à quelques uns de nos principes fondateurs, comme la liberté d'expression. Il convient de remarquer ici que le principe de la liberté d'expression, telle qu'il est posé dans l'article 11 dit que " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi." La dernière phrase est ici fondamentale. Le texte même de la Déclaration prévoit l'existence de limites à la liberté d'expression qui seront déterminées par la loi et permettront alors d'obliger ceux qui abusent de cette liberté d'en répondre (devant les tribunaux). Magnifique préscience de la Déclaration, puisque c'est précisément le dispositif que l'on retrouve dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse (qui englobe la liberté d'expression) et prévoit diverses hypothèses d'abus qui ont été progressivement complétées par le législateur. La liberté d'expression, ce n'est donc pas le droit de dire n'importe quoi n'importe où n'importe comment, ce n'est pas même le droit de dire des vérités, mais c'est le droit d'exprimer tout ce qui n'a pas été interdit par la volonté du peuple. Car voilà la vraie garantie de la liberté d'expression: ce qui est interdit ne l'est plus arbitrairement par une autorité de police mais il l'est par le décret de la majorité du peuple qui s'exprime par la voix de ses représentants.
Je vais pisser et je reviens...
Ecrit par : Hooligan | 27 août 2007
Me revoilu.
Donc, ce ue je voulais simplement dire est que le peuple "souverain" par le moyen de ses représentants (respectons la fiction juridique) peut vouloir limiter la liberté d'expression et interdire ou limiter la diffusion de certains propos ou certaines analyses.
Il semble, à bien y regarder, que les domaines dans lesquels la liberté d'expression est plus particulièrement limitée (encore qu'un savant n'a pas le droit de révéler la formule de la bombe tsé tsé qui endort l'adversaire avant qu'il n'ai pu dégainer) à des domaines sensibles concernant des minorités ou des fractions de la populations qui ont été "victimes" par le passé - c'est ainsi qu'on le ressent - d'une forme de domination et d'exploitation. Bon, mais il y a là rien de théocratique.
Parce que je reviens un instant sur le propos de Frometon. La République théocratique c'est la vérité monopolisée par l'Etat. C'est une très ancienne vérité que l'on trouve déjà chez Hobbes, dans le Leviathan, quand il dit que le Souverain doit être le maître des propos et qu'une proposition est juste non quand elle est vraie mais quand il le veut. Il dit quelque chose comme "auctoritas, non veritas, facit legem". Mais la différence est que chez Hobbes, le souverain est un grand méchant avec une longue épée alors que chez nous c'est encore "le peuple", les gens, Fromage, Lauffen, Hooligan et leurs petits amis. Ca fait une sacrée différence, d'abord parce qu'il y a débat, ensuite parce que les lois "liberticides" ne durent qu'aussi longtemps qu'il y a une majorité pour les soutenir, enfin parce qu'il existe des procédures pour vérifier si ces lois sont ou non conformes aux textes fondamentaux (à la constitution, ou à la déclaration des droits, par exemple). Finalement, notre théocratie est assez libérale, non?
Ecrit par : Hooligan | 27 août 2007
Hooligan,
Je comptais faire un petit addendum à cet article. Je le publie dans le courant de la soirée. Il devrait contenir certaines réponses à vos questions.
Ecrit par : fromageplus | 27 août 2007
Salut F+,
Ce texte est excellentissime ; et si l'on demandait à Sarkozy d'imposer aux profs d'histoire de lire ce texte le jour de la rentrée ! ?!
Non sérieusement, bravo. Je partage néanmoins la remarque de Dominique sur le fait que nous soyons dans une idéocratie et non dans une théocratie, mais sur ce sujet Alan Bloom a déjà montré comment les "valeurs" s'étaient hypostasiées en Bien idéel intangible, de façon plus contraignante encore que la morale classique.
Mais ce texte est tout à fait admirable.
Ecrit par : Gai lulu | 27 août 2007
La télévision, c’est l’opium du peuple, nous sommes bien d’accord là-dessus, Paratext, pas besoin d’avoir bac+7 pour s’en rendre compte.
L’hypothèse selon laquelle on réduirait au silence les historiens dits “révisonnistes” au silence par tous les moyens, censure, emprisonnement, annulation de diplôme universitaire, lynchage, afin que ces prétendus imbéciles ne risquent pas par leurs propos déconnants d’amoindrir la conscience éclairée de l’opinion publique démocratique, cette hypothèse n’est pas la mienne, étant donné qu’on la dirait tirée d’un manuel de propagande soviétique.
On peut plus raisonnablement penser que si aucun débat avec Faurisson, dans quelque média que ce soit, ni dans les journaux, ni à la radio, ni MÊME à la télévision, qui permet pourtant les trucages les plus grossiers, n’est organisé - quel sujet ne donne pas lieu à débat à la télé ? - c'est sans doute qu'on craint que la démence profonde de Faurisson ne soit pas aussi flagrante que Paratext prétend.
Un rappel : la propagande historique ne date pas d'hier ; que vous fussiez royaliste ou républicain, ou encore bonapartiste, au XIXe siècle, votre façon de dire l'histoire était sensiblement différente.
On pourrait citer aujourd'hui des pans d'histoire entiers qui sont absents des manuels scolaires, comme la dure répression des ouvriers allemands par les troupes françaises lors de l'occupation de la Ruhr, ou encore l'enrôlement dans l'armée allemande de milliers de Juifs aryanisés, ou les dizaines de milliers de civils français morts à la Libération dans des bombardements américains inutiles (ce ne sont pas des historiens catalogués comme révisionnistes qui le disent).
Ce sont là des fait historiques incontestables, pourtant ils sont occultés.
Il y a un cas démasqué assez récemment de manipulation historique : le massacre à Katyn de presque tous les officiers de l'armée polonaise après déportation, un massacre qui n’a rien à envier question horreur à aucun autre ; ce massacre fut pendant près d’un demi-siècle imputé à l'armée allemande alors que c’était un crime de l'armée rouge en réalité. L’“historien” Vidal-Naquet a admis qu’en connaissance de cause il avait menti sur ce massacre afin de défendre sa cause communiste. En dehors de positions pro-palestiniennes contestées, Vidal-Naquet est le genre d’historien qu’on montre unanimement en exemple aujourd’hui.
Que les ennemis “de facto” de l’Occident, Yankis et Russes, aient adopté un récit historique conforme à leurs intérêts, on peut le comprendre, mais que des Occidentaux eux-mêmes appuient ces récits, voilà qui devrait leur interdire de se dire Occidentaux, et a fortiori de se dire “réactionnaires”.
Ecrit par : Lapinos | 28 août 2007
Ce cher Vidal-Naquet, roi de la désinformation, comme vous le rappelez qui n'était pas loin, curieusement ,des thèses de Faurisson de temps à autre (les fameuses chambres à gaz "imaginaires")...
Ecrit par : gai lulu | 28 août 2007
Il est incontestable que l'Iran, anti-américain et antisioniste, qui n'est pas mêlé directement aux dernier conflit mondial, entend faire un usage politique et de propagande des thèses révisionnistes. Cela ne rend pas ces thèses valides sur le fond… ni fausses. Et on ne peut pas dire que Faurisson est intéressé diretement à la cause iranienne ou palestinienne, comme Vidal-Naquet se disait solidaire de la cause communiste ou, plus tard, palestinienne - toujours en quête d'une reconnaissance médiatique que ses travaux historiques ou d'helléniste ne valent pas.
Le cas de Chomsky, qui a défendu la liberté d'expression de Faurisson, avant de se rétracter à moitié sous la pression médiatique, est un peu différent.
Ecrit par : Lapinos | 28 août 2007
Où se trouve le texte où Vidal-Naquet reconnaît qu'il a menti ?
Ecrit par : gai lulu | 28 août 2007
Notre société est soumise à 2 religions qui touchent à la vie privée de l'individu et à son mode de pensée : la dignité humaine (le droitdelhommisme)et la surconsommation (le veau d'or).
Ces 2 religions sont antagonistes mais cohabitent cependant. Antagonistes car je ne comprends pas comment on peut prétendre parler de "dignité humaine" lorsqu'on élève le peuple comme une oie à gaver, qu'on le manipule pour en faire un bon consommateur replié sur la recherche pulsionnelle (compulsive) de ses désirs.
Société terriblement anxiogène dans laquelle on nous conditionne pour être égoiste d'un côté et dans laquelle on nous conditionne pour nous empêcher de nous construire un périmètre de sécurité qui délimiterait un territoire physique personnel garant de notre propre dignité. La dignité de l'Homme elle est pour les autres mais certainement pas pour nous. Nous, nous devons nous taire, voir notre territoire bafoué et consommer.
Ecrit par : Pascale | 30 août 2007
Ça vous permet de voir, Pascale, que la vraie religion, c'est la consommation, l'autre n'est qu'une "couverture médiatique".
Si un jour la vraie religion - capitaliste -, je suis désolé d'appeler un chat un chat, est menacée, les médias adapteront leur discours si c'est nécessaire. Ainsi sur l'islam, on constate que les médias français ont été capables de modifier leur discours quasiment du jour au lendemain.
Les médias occidentaux ne sont qu'une émanation des grands groupes industriels, et croire qu'ils diffusent une information objective, une vision de l'histoire équilibrée, voire des idéaux sincères, quelle naïveté !
Un autre exemple : le football. Tous les ingrédients sont là : absence de mixité, dopage, élitisme, compétition acharnée, entraînement physique à la limite de la torture, victoire des plus riches sur les plus pauvres… Si on se réfère au catéchisme démocratique, toutes les conditions sont réunies pour que le football soit interdit et qualifié de sport "nazi".
Que dalle, du journaliste le plus minable au plus grand homme politique, tout le monde est prosterné devant le foot (terriblement ennuyeux comme spectacle, soit dit en passant). Curieuse exception ? Non, c'est assez logique.
Ecrit par : Lapinos | 30 août 2007
Oui Lapinos, les nouveaux Dieux sont les Dieux du stade, tels les gladiateurs donnés en spectacle à la plèbe qui réclame des jeux et du pain.
Le clergé catholique a été chassé. Le vide a été vite rempli avec le clergé au service de la ploutocratie et du dieu argent.
L'Homme ayant besoin d'un idéal que l'on peut appeler Dieu, l'idéal et les dieux de l'Homme d'aujourd'hui ce sont la consommation et les people.
Il est intéressant d'ailleurs de noter que, d'après un très récent sondage, le loisir préféré des français c'est .... LE SHOPPING et que les magazines "people" cartonnent.
Oui, le dressage est efficace....
Ecrit par : Pascale | 31 août 2007
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