20 mai 2008
Nique ta sœur.
On sait les mamans irrésistibles >>> ; on apprend aujourd'hui que rien ne peut empêcher l'idylle entre frère et sœur, sauf peut-être la discrimination aveugle, les préjugés rétrogrades, les principes moisis, les bourgeois coincés du cul et les fadaises religieuses d'un-autre-âge©.
Kornel Mundruczo vient de réaliser son troisième film, Delta, en compétition au festival de Cannes. Le journal Le Monde >>> nous en parle en ces termes :
"En compétition, son troisième film, Delta, retrace une idylle entre un frère et sa soeur qui rencontrent les hostilités familiales et sociales. La femme (toujours incarnée par Orsi Toth) a un rôle crucial chez lui, et le lien frère-soeur était l'un des thèmes de Pleasant Days. "La femme porte tout ce qui m'intéresse chez l'être humain : le silence, la dépendance et la force. Mes films plongent dans un univers restreint, un microcosme. Dans Delta, je m'interroge sur l'essence de l'amour, ce sentiment que n'entame ni l'interdit ni la fatalité, cette perfection que n'abîme ni la dimension de l'échec ni le manque de perspective."
Histoire d'amour donc, mais aussi et surtout réflexion sur la tolérance : "Je montre une liberté qui ne respecte aucune loi, et qui risque donc beaucoup. Pour l'humanité, cette liberté-là a toujours été insupportable. Mais je ne veux pas la montrer comme une déviance. Les héroïnes déviantes m'intéressent moins que les gens vrais qui s'aiment sincèrement, contre les circonstances. Ils ne sont pas rebelles, ils osent être libres." Tourné sans maniérismes, en pleine nature sauvage, sur les bords d'un fleuve impétueux, Delta met en scène la construction d'une maison, refuge au sein d'un décor tellurique."
Bref, faut-il encore le rappeler, la liberté moderne n'est plus le champ de ce que l'on doit faire [soumission de son âme et de ses actes à la vertu ; discernement ; notion verticale], mais de ce que l'on peut faire [soumission de son âme et de son corps à tous ses désirs ; indistinction ; notion horizontale].
Il faut retenir cette grande leçon de I, Robot : quand l'homme abdique de son authentique liberté, celle qui autorise le règne du Bien parmi la Confusion, il abdique tout simplement de son humanité.
+++
Addendum :
Bien évidemment, rien de tel qu'un grand décor naturel pour servir cette histoire. La Nature, c'est bien ; la Civilisation c'est méchant. Fuyons dans la cabane primitive que fantasmait Rousseau.
14:04 Publié dans Fondue | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note



Commentaires
Bientôt, une loi contre "l' incestophobie, cette forme de racisme".
Ecrit par : Liquid | 20 mai 2008
Et vous ne parlez pas de cette perversion de l'Amour : pour la modernité, ne l'oubliez pas, amour = bite. Restaient deux tabous : l'amour maternel, mais là, c'est réglé, Freud nous a expliqué que tous les hommes rèveent de baiser leur mère. Et l'amour fraternel, plus difficile à cerner sans doute, et extraordinairment compliqué à décrire, même par les gens qui ne sont pas enfants uniques. Mais la magie de la baise fait effet : aimer sa soeur, c'est la sauter... J'aurais du y penser avant, la mienne est fort baisable.
Ecrit par : wilo | 20 mai 2008
Ah... alors vous devriez me la présenter !
Ecrit par : Antoine | 20 mai 2008
J'étais sûr qu'il y aurait un blaireau pour faire cette réflexion, mais je pensais qu'Artemus s'en chargerait.
Ecrit par : wilo | 20 mai 2008
-> wilo
Han ! Dites-moi cher ami, vous croyez que je suis si mal élevé que ça ? j'ai beau aimer Groland, je n'en demeure pas moins un homme de goût.
Je suis outré.
Ecrit par : Artemus | 20 mai 2008
http://bigpouf.wordpress.com/
Pour "liquid" qui souhaite faire respecter la déférence due à toutes les formes de sexualité, ce site est certainement l'Acte fondateur d'une société nouvelle.
Ecrit par : Miguelito Loveless | 20 mai 2008
"Pour une diversité citoyenne transgenre de tolérance métissée antiraciste"
Ce site est un fake. Tant de lieux communs en si peu de mots, je suis abasourdi.
L'inceste comportait une certaine aura de scandale quand Barbey d’Aurevilly en parlait et quand la conséquence d’un tel crime était l’échafaud :
« Ce qui fait de l'inceste un crime si rare, c'est l'accoutumance. » (Une page d’histoire)
Il avait tort. L’inceste sera bientôt d’une parfaite banalité et, qui sait, inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Ecrit par : Sébastien | 20 mai 2008
Dans un volet des robots d'Asimov (un roman pas un recueil de nouvelles lais je ne me rapelle pas lequel) , le tabou de l'inceste était tombé sur un groupe de planètes mais pas sur un autre.
Mais la position philosophique de celui qui la défendait (scientifique froid) était autrement plus solide que celle de ce metteur en scène de pacotille.
Ecrit par : Cadichon | 20 mai 2008
Le récent fait divers des deux collégiens de 11 et 12 ans ayant violé la soeur de l'un deux (âgé de 10 ans) dans le remake impromptu d'un film porno vient à point nommé souligner l'importance de lutter dès aujourd'hui contre cette discrimination insoutenable qu'est l'incestophobie (c)
Ecrit par : occident | 20 mai 2008
Artemus
>>> pardonnez moi, je n'ai pu m'en empêcher.
Ecrit par : wilo | 21 mai 2008
Toute la question est de savoir que ce qui, de l'inceste, ou de la zoophilie sera le prochain cheval de bataille de nos dégénérés de contemporains... Je parie sur l'inceste, contre Bigpouf.
Ecrit par : La voix dans le desert | 21 mai 2008
baiser sa soeur ne serait-ce pas un peu petit-bougeois ?
Nique ton frère me semble nettement plus progressiste.
Voire nique ton chien mais là on est peut-être un peut trop en pointe si je puis dire.
Ecrit par : Paul-Emic | 23 mai 2008
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